Le bien-être des jeunes enfants au Canada - Rapport du Gouvernement du Canada 2008

Chapitre 6 - Type de collectivités dans lesquelles vivent les jeunes enfants

Points saillants

Le profil des familles canadiennes ayant de jeunes enfants révèle qu'en 2004-2005 :

  • 77,7 % des parents de jeunes enfants ont dit vivre dans des collectivités sûres.
  • 86,4 % des parents de jeunes enfants ont dit vivre dans des collectivités où règne une cohésion de quartier élevée.
... La plupart des jeunes enfants vivent dans des quartiers où ils sont en sécurité et où règne un sentiment de cohésion

Un sentiment de sécurité dans un quartier inclut le sentiment de confort avec les voisins ainsi que des lieux conçus pour les enfants (p. ex., parcs et terrains de jeu) dans le quartier. En 2004-2005, 77,7 % des jeunes enfants vivaient dans des quartiers considérés sûrs par leurs parents – en hausse par rapport aux 75,8 % en 2000-2001.

La plupart des parents considèrent également que leurs quartiers ont une cohésion, c'est-à-dire un quartier caractérisé par un niveau élevé d'unité sociale et de bonnes relations entre voisins. En 2004-2005, 86,4 % des parents de jeunes enfants ont dit vivre dans des quartiers où règne un sentiment de cohésion, en hausse par rapport aux 84,9 % en 1998-1999.

... Les perceptions de la sécurité et de la cohésion d'un quartier varient

En 2004-2005, les parents de jeunes enfants vivant dans les milieux ruraux étaient plus enclins que les parents des milieux urbains à dire que leur quartier était sûr – 78,2 % contre 77,7 % respectivement, en hausse par rapport aux 77,4 % et aux 75,5 % en 2000-2001.

Les parents de jeunes enfants dans les milieux ruraux étaient également plus enclins à considérer que la cohésion règne dans leur quartier que leurs homologues des milieux urbains. En 2004-2005, 93 % des jeunes enfants dans les milieux ruraux vivaient dans un quartier que leurs parents jugeaient empreints de cohésion contre 85,6 % des enfants dans les milieux urbains. Pour les enfants des milieux ruraux et urbains, il s'agit d'une augmentation marquée depuis 1989-1999 lorsque les pourcentages étaient de 89,4 % et 84,2 % respectivement.

Figure 23: Pourcentage de jeunes enfants de 5 ans et moins vivant dans des quartiers où règne la cohésion et où ils sont en sécurité, 1998 – 1999 à 2004 – 2005
Description texte de la Figure 23

Il existe un léger écart entre les sexes dans la perception de la sécurité du quartier; en effet, 78,4 % des parents de jeunes garçons affirment que leur quartier est sûr contre 77 %d es parents de jeunes filles. Il s'agit d'une augmentation par rapport à 2000-2001, où les pourcentages étaient de 75,9 % pour les garçons et de 75,6 % pour les filles. Les données demeurent relativement inchangées en ce qui touche la perception de la sécurité du quartier selon le sexe. En 2004-2005, 86,4 % des parents de jeunes garçons et 86,5 %des parents de jeunes filles ont dit vivre dans des quartiers où règne la cohésion – à peine plus que les 85,5 % et 84,2 % en 1998-1999.

Pourquoi est ce important?

Vivre dans un quartier où ils sont en sécurité et exempt de violence est important pour le développement d'un enfant. L'exposition à la violence de quartier a été liée à des troubles émotifs et des problèmes de comportement chez les jeunes enfants, notamment des difficultés à s'endormir, la tendance à se vexer facilement, l'hyperactivité et la tendance à se disputer beaucoup.95 Il appert également que la violence communautaire peut avoir une incidence sur les résultats du quotient intellectuel et l'aptitude à la lecture et entraîner chez l'enfant des symptômes de trouble de stress post-traumatique.96

Un voisinage ou un quartier à forte cohésion est associé à de meilleurs résultats au niveau des aptitudes verbales des enfants, alors que les faibles niveaux de cohésion du quartier sont associés à des problèmes de comportement chez les enfants.97 De plus, la forte cohésion du quartier peut avoir un effet protecteur et contribuer à protéger les jeunes enfants des blessures98 et à fournir des réseaux sociaux servant « d'enclaves de soutien » qui atténuent les préoccupations en matière de sécurité dans un quartier.99