Chapitre 4 - La santé des jeunes enfants du Canada

Faits saillants

Au Canada, en 2002-2003 :

  • 81 % des bébés affichaient un poids-santé à la naissance;
  • 92,5 % des enfants sont nés à terme;
  • Le taux de mortalité infantile était de 5,4 décès pour 1 000 naissances vivantes;
  • 84,2 % des enfants de trois ans et moins ont été nourris au sein;
  • 9,4 % des enfants de cinq ans et moins faisaient de l'asthme selon un diagnostic posé par un médecin;
  • Les tumeurs du système nerveux sympathique représentaient le cancer le plus fréquent chez les enfants de moins de un an;
  • La leucémie représentait le cancer le plus fréquent chez les jeunes enfants de un an à quatre ans;
  • La majorité des blessures pour lesquelles les jeunes enfants ont été traités à l'hôpital était attribuable à une chute accidentelle.

4.1 Poids-santé à la naissance22

… Au Canada, 8 enfants sur 10 affiche nt un poids-santé à la naissance

Un poids-santé à la naissance se situe entre 2 500 et 4 000 grammes. Les enfants pesant moins de 2 500 grammes à la naissance sont considérés comme ayant un faible poids et ceux qui pèsent plus de 4 000 grammes, comme ayant un poids élevé. Entre 2000 et 2002, la proportion des enfants présentant un poids-santé à la naissance est demeurée constante, à 81 %. Par conséquent, la proportion des enfants présentant un faible poids ou un poids élevé à la naissance est aussi demeurée relativement constante, soit de 5,5 % à 5,8 % pour le faible poids et de 13,8 % à 13,2 % pour le poids élevé en 2000 et en 2002, respectivement.

Chez les bébés présentant un faible poids à la naissance, le pourcentage des filles a été systématiquement supérieur à celui des garçons au cours de toutes les années. Cet écart a été le plus notable en 2002 : 6,0 % des filles présentaient un faible poids à la naissance, par rapport à 5,4 % des garçons.

La proportion des garçons présentant un poids élevé à la naissance a été systématiquement supérieure à celle des filles entre 2000 et 2002. En 2002, plus particulièrement, elle était de 16,2 %, par rapport à seulement 10 % chez les filles.

Figure 11 - Pourcentage des enfants (naissances vivantes) ayant un faible poids ou un poids élevé à la naissance, selon le sexe, 2000 à 2002

… tandis que dans d'autres pays

En comparaison avec d'autres pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada a enregistré l'un des pourcentages le plus faible, soit 5,8 %, pour ce qui est du nombre d'enfants qui affichaient un faible poids à la naissance.

Figure 12 - Pourcentage des enfants (naissances vivantes) ayant un faible poids à la naissance (<2 500 grammes), certains pays, 2003

Pourquoi est-ce important?

Le poids à la naissance est un indicateur clé du développement, tant in utero qu'après la naissance. L'insuffisance pondérale à la naissance est depuis longtemps une source de préoccupation du point de vue de la santé publique, à cause de sa relation avec la mauvaise santé et le décès chez les enfants. Les enfants ayant un faible poids à la naissance sont susceptibles d'éprouver divers problèmes, notamment un risque accru de décès au cours de leur première année de vie, des troubles du développement et des maladies.23 Les mères qui sont en mauvaise santé, dont le mode de vie est malsain ou qui éprouvent des difficultés financières sont plus susceptibles de donner naissance à un enfant affichant un faible poids.24 Par ailleurs, les enfants ayant un poids élevé à la naissance ont des risques accrus de décès au cours du premier mois de leur vie, de traumatismes à la naissance ainsi que de problèmes intellectuels et développementaux.25

4.2 Naissances prématurées26

… La plupart des enfants canadiens naissent après 37 semaines de gestation ou plus

En 2002, 92,5 % des enfants sont nés à terme, c'est-à-dire que la gestation a duré 37 semaines ou plus. Les naissances prématurées (avant 37 semaines de gestation) ont continué d'être plus fréquentes chez les garçons que chez les filles (7,9 % de tous les garçons par rapport à 7 % de toutes les filles en 2002).

Figure 13 - Pourcentage des naissances prématurées selon le sexe, 2000 à 2002

Pourquoi est-ce important?

Le bien-être des jeunes enfants au Canada : Rapport du Gouvernement du Canada 2006

Le poids d'un enfant prématuré est inférieur à celui d'un enfant né à terme. Tous les prématurés présentent des risques accrus de problèmes de santé graves parce que leur développement physique in utero inadéquat, donnant lieu à des problèmes tels que le syndrome de détresse respiratoire, l'apnée, l'hémorragie intracrânienne, l'ictère, l' anémie, la maladie pulmonaire chronique et les infections, des incapacités à long terme et même des décès. Plus l'enfant est prématuré, plus les risques sont grands. C'est pourquoi beaucoup de prématurés demeurent sous surveillance hospitalière, pour minimiser les répercussions à long terme.

4.3 Mortalité infantile27

… Au Canada, le taux de mortalité infantile est demeuré relativement stable

Le taux de mortalité infantile concerne le nombre d'enfants qui meurent pendant la première année d'existence, à l'exclusion des enfants morts-nés. En 2002, le taux de mortalité infantile s'est établi à 5,4 décès pour 1 000 naissances vivantes, en hausse légère par rapport au taux de 5,3 enregistré en 1999 et en 2000 et à celui de 5,2 en 2001. Le taux de mortalité infantile des garçons est plus élevé que celui des filles; en 1999, le taux de mortalité infantile des garçons était de 5,7 pour 1 000 naissances vivantes et celui des filles, de 4,8 pour 1 000 naissances vivantes. Cette tendance s'est maintenue en 2002, avec des taux de 5,8 et de 4,9 respectivement.

… tandis que dans d'autres pays

En 2002, le Canada s'est classé au 21 e rang parmi 27 pays de l'OCDE en ce qui concerne le taux de mortalité infantile. L'Islande et la Suède ont signalé les taux les plus faibles, soit 2,2 et 2,8 pour 1 000 naissances vivantes respectivement.28 Précisons qu'en 2002, le taux de mortalité infantile du Canada, soit 5,4 pour 1 000 naissances vivantes était inférieur à la moyenne de l'OCDE, qui s'est chiffrée à 6,6 pour 1 000 naissances vivantes.29

Figure 14 - Taux de mortalité infantile pour 1 000 naissances vivantes, divers pays de l'OCDE, 2002

Pourquoi est-ce important?

La mortalité infantile est considérée comme un déterminant de premier plan du niveau de vie, car elle témoigne à la fois du mieux-être social et de l'état de santé. C'est également, parmi les mesures précises de la santé des nourrissons, celle qui est le plus largement accessible. Il existe de nombreuses causes qui peuvent expliquer le décès d'un nourrisson, notamment les malformations congénitales (par exemple, problème cardiaque ou cardiovasculaire), le syndrome de détresse respiratoire et le syndrome de mort subite du nourrisson.30 Les facteurs de risque sous-jacents de la mortalité infantile comprennent un faible poids à la naissance (particulièrement en cas de naissance avant terme31), l'usage du tabac chez la mère ou le père (risque accru de mort subite du nourrisson, d'infections et d'autres problèmes)32 et l'environnement familial et social (pauvreté, surpeuplement des logements et bien-être parental, notamment alcoolisme et toxicomanie).33

4.4 Allaitement au sein

… Au Canada, 8 enfants sur 10 sont nourri s au sein pendant la première enfance

En 2002-2003, le pourcentage des enfants de trois ans et moins qui étaient ou avaient été nourris au sein s'établissait à 84,2 %, en hausse par rapport au pourcentage de 79,9 % enregistré en 1998-1999.

Les enfants vivant dans des centres urbains étaient plus nombreux à être nourris au sein que les enfants vivant en milieu rural. En 1998-1999, 80,9 % des mères en milieu urbain ont signalé qu'elles allaitaient leur enfant au sein, contre 72,9 % des mères en milieu rural. En 2002-2003, ces deux pourcentages avaient augmenté, mais celui des mères en milieu urbain était toujours plus élevé (85,1 % contre 77,5 % en milieu rural).

La durée moyenne de la période d'allaitement au sein a elle aussi augmenté. Parmi les enfants nourris au sein, il a été signalé que 36,4 % l'avaient été pendant sept mois ou plus, soit une hausse par rapport au pourcentage de 34 % signalé en 1998-1999 et de 32,4 % en 2000-2001.

Figure 15 - Pourcentage des enfants de trois ans et moins allaités au sein, 1998-1999 — 2002-2003

Pourquoi est-ce important?

La durée optimale de la période d'allaitement au sein est de six mois ou plus.34 Les experts conviennent que le lait maternel contient, en équilibre parfait, les éléments nutritifs dont l'enfant a besoin pour grandir. De plus, les enfants nourris au sein reçoivent la stimulation positive du toucher, de la vue, du son, du goût, de la chaleur et de l'odorat — autant de facteurs qui contribuent à leur développement positif. Par ailleurs, la recherche a démontré systématiquement que l'allaitement au sein protège contre les infections gastro-intestinales et respiratoires plus tard dans la vie. Les chercheurs explorent maintenant le rôle que l'allaitement au sein peut jouer dans la protection contre certains problèmes de santé chroniques à l'âge adulte, comme l'obésité, la coronaropathie et le diabète de type 1 et de type 2.35

4.5 Asthme

… Moins de 10 % des enfants de cinq an s et moins avaient reçu un diagnostic d'asthme d'un médecin

En 2002-2003, 9,4 % des enfants de cinq ans et moins auraient reçu un diagnostic d'asthme d'un médecin, contre 10,2 % en 2000-2001 et 9,9 % en 1998-1999.

L'asthme continue d'être plus fréquent chez les garçons que chez les filles. En 2002-2003, 11,6 % des garçons ont eu de l'asthme, par rapport à 7,1 % des filles. L'asthme est également plus fréquent dans les centres urbains que dans les régions rurales : en 2002-2003, on le signalait chez 9,6 % des enfants vivant en milieu urbain contre 8 % des enfants vivant en milieu rural.

Figure 16 - Pourcentage des enfants canadiens de cinq ans et moins qui ont reçu un diagnostic d'asthme 1998-1999 — 2002-2003

Pourquoi est-ce important?

L'asthme, une maladie respiratoire grave et parfois mortelle, est l'une des maladies chroniques les plus fréquentes chez les enfants du Canada. Il touche une importante proportion d'enfants dans le monde. L'asthme, quand il est grave, peut limiter la capacité de l'enfant de participer à certaines activités quotidiennes et peut influencer son développement global.

Les enfants qui ont des allergies ne sont pas tous asthmatiques, mais il n'en demeure pas moins que les allergènes sont un déclencheur commun des crises d'asthme. Les allergènes comme les acariens de la poussière, les squames animales et les moisissures peuvent tous provoquer des réactions asthmatiques chez les enfants qui y sont sensibles. La fumée secondaire et le contact avec les insecticides sont deux autres causes courantes qui sont fréquemment citées parmi les déclencheurs les plus évitables.36

4.6 Cancer chez les enfants37,38

Avant l'âge de 18 ans, le cancer est plus fréquent dans les cinq premières années de la vie.39 De plus, le cancer chez les jeunes enfants est assez différent de celui dont sont atteints les adultes, et il tend à se manifester dans des parties du corps différentes, dont les systèmes nerveux et lymphatique.40

… Les tumeurs au système nerveux sympathique sont les cancers les plus diagnostiqués chez les enfants de moins de un an

Entre 1998 et 2000, quelque 280 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués chez les enfants de moins de un an, soit un taux d'incidence de 27,5 nouveaux cas pour 100 000 enfants. Les quatre cancers les plus fréquents étaient les tumeurs au système nerveux sympathique41 (21,4 % du total), la leucémie (17,9 %), les tumeurs au système nerveux central42 (12,5 %) et le rétinoblastome43 (10,7 %). Ensemble, ces cancers représentaient 62,5 % de tous les cas nouvellement diagnostiqués chez les enfants de moins de un an. La différence entre les sexes était négligeable.

… Chez les enfants de un an à quatre an s, la leucémie représentait près de la moitié des nouveaux cas diagnostiqués

Entre 1998 et 2000, quelque 940 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués chez les enfants de un an à quatre ans, soit un taux d'incidence de 21,1 nouveaux cas pour 100 000 enfants. La leucémie était le cancer le plus fréquent (45,7 % du total); venaient ensuite les tumeurs du système nerveux central (16,0 %), les tumeurs au système nerveux sympathique (10,1 %) et les sarcomes des tissus mous44 (3,7 %). Ces cancers représentaient 75,5 % de tous les nouveaux cas dans ce groupe d'âge entre 1998 et 2000. Il y a une différence notable entre les sexes dans le nombre de cas de leucémie nouvellement diagnostiqués : 60,5 % chez les garçons contre 39,5 % chez les filles.

Tableau 1 
Nombre de nouveaux cas de cancer et taux pour 100 00045
Nouveaux cas de cancer chez les enfants de moins de un an, Canada, 1998-2000
  Garçons Filles Les deux sexes
  Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux
Leucémie 20 4,2 30 5,6 50 4,9
Tumeurs au système nerveux central 15 2,7 20 4,2 35 3,4
Tumeurs au système nerveux sympathique 30 5,3 30 6,4 60 5,9
Rétinoblastome 15 3,2 10 2,4 30 2,8
Sarcomes des tissus mous 15 2,7 5 1,4 20 2,1
Total 140 26,5 140 28,4 280 27,5
Nouveaux cas de cancer chez les enfants de un an à quatre ans, Canada, 1998-2000
  Garçons Filles Les deux sexes
  Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux
Leucémie 260 11,3 170 7,9 430 9,6
Tumeurs au système nerveux central 90 3,9 60 2,8 150 3,4
Tumeurs au système nerveux            
sympathique 50 2,1 45 2,2 95 2,2
Rétinoblastome 15 0,7 15 0,6 30 0,7
Sarcomes des tissus mous 20 0,8 15 0,8 35 0,8
Total 540 23,5 410 18,6 940 21,1
Source : Système de surveillance du traitement du cancer et des résultats chez les enfants, Programme canadien de surveillance et de lutte contre le cancer chez les enfants.

Pourquoi est-ce important?

Les taux de guérison des cancers chez les enfants sont très supérieurs aux taux de guérison de la plupart des cancers chez les adultes et plus de 70 % de tous les cancers des enfants sont complètement guéris.46 Comme les jeunes enfants n'ont pas fini leur croissance, les effets résiduels des traitements sont souvent plus prononcés chez eux et peuvent donner naissance à des problèmes de santé et des problèmes cognitifs importants par la suite. Il arrive souvent que les effets résiduels ne se manifestent pas lorsque le traitement prend fin, mais plus tard dans la vie.47 Ainsi, la chimiothérapie administrée par la colonne vertébrale a été associée à des difficultés d'apprentissage; elle aurait des répercussions sur les aptitudes motrices visuelles, la mémoire, l'attention et les compétences non verbales comme les mathématiques. Les traitements peuvent avoir des répercussions sur la croissance, le développement sexuel et la santé cardiovasculaire et respiratoire. En outre, les enfants qui survivent au cancer présentent un risque limité, mais accru, d'avoir un autre type de cancer pendant leur vie.48

4.7 Hospitalisation à la suite de blessures49

Chez les enfants de moins de un an, les blessures nécessitant un séjour à l'hôpital sont en baisse

En 2002-2003, chez les enfants de moins de un an, il y a eu 1 268 blessures non intentionnelles qui ont nécessité un séjour à l'hôpital (386,4 pour 100 000). Les quatre causes les plus courantes étaient les chutes50, les empoisonnements, la suffocation et le contact avec une source de chaleur ou une substance brûlante. Entre 1998-1999 et 2002-2003, ces quatre causes ont expliqué systématiquement la majorité des blessures nécessitant un séjour à l'hôpital dans ce groupe d'âge. Les blessures non intentionnelles subies par les garçons et les filles de moins de un an ont diminué, passant de 438,9 pour 100 000 en 1998-1999 à 386,4 pour 100 000 en 2002-2003.51

Les garçons tendent à afficher des taux plus élevés de blessures nécessitant un séjour à l'hôpital dans toutes les catégories. En particulier, les garçons étaient beaucoup plus susceptibles que les filles d'être hospitalisés après une chute (taux de 219,2 pour 100 000 chez les garçons et de 171,4 pour 100 000 chez les filles).

Figure 17 - Principales causes des blessures nécessitant un séjour à l'hôpital chez les enfants de moins de un an, Canada (1998-1999 et 2002-2003), taux pour 100 000

Le taux des blessures nécessitant un séjour à l'hôpital chez les enfants de un à quatre ans est lui aussi en baisse

Chez les enfants de un à quatre ans, le taux d'hospitalisation à la suite de blessures non intentionnelles a affiché cinq diminutions annuelles consécutives, passant de 465,3 pour 100 000 en 1998-1999 à 383,5 pour 100 000 en 2002-2003.52 En 2002-2003, on a enregistré 5 362 blessures de ce genre dans ce groupe d'âge, les plus fréquentes étant les chutes, suivies des empoisonnements; des heurts contre ou par un objet et des collisions entre deux personnes; et des contacts avec une source de chaleur ou une substance brûlante. Comme dans le groupe des moins de un an, les chutes sont la cause la plus fréquente de blessures nécessitant un séjour à l'hôpital.

En 2002-2003, les garçons affichaient un taux de blessures non intentionnelles nécessitant un séjour à l'hôpital beaucoup plus élevé que les filles (435,5 par rapport à 329,1). En général, les garçons ont affiché des taux d'hospitalisation à la suite d'une blessure plus élevés que ceux des filles chaque année entre 1998-1999 et 2002-2003; l'écart était le plus prononcé dans la catégorie des chutes.

Figure 18 - Principales causes des blessures nécessitant un séjour à l'hôpital chez les enfants de un an à quatre ans, Canada, (1998-1999 et 2002-2003), taux pour 100 000

Pourquoi est-ce important?

Les blessures subies pendant l'enfance peuvent avoir d'importantes séquelles à long terme pour le bien-être et le développement. La douleur ou la perte de fonctions motrices ou cognitives à la suite d'une blessure peuvent diminuer la qualité de vie des enfants.53 La nature de la blessure en déterminera les répercussions tout au long de la vie, mais même une blessure légère peut avoir de graves conséquences. Par exemple, une lésion cérébrale de peu de graviter peut entraîner des problèmes permanents de développement cognitif et de mémoire, ce qui est particulièrement troublant chez les jeunes enfants. Selon leur gravité, les blessures subies pendant l'enfance peuvent aussi avoir des répercussions significatives sur la famille. Les coûts de la réadaptation et les frais médicaux peuvent souvent avoir des conséquences sur la situation financière de la famille, et l'attention dont a besoin l'enfant victime d'une blessure peut être une source de stress à la maison. Les soins que les parents doivent prodiguer à un enfant qui a des besoins spéciaux à la suite d'une blessure peuvent empiéter sur l'attention qu'ils peuvent accorder aux autres enfants et sur le temps qu'ils ont l'un pour l'autre. 54,55


22 Les indicateurs se rapportant aux naissances qui ont eu lieu en 2000 doivent être interprétés avec prudence à l'échelle nationale, car la qualité de certaines données provinciales sur les naissances est parfois douteuse.

23 Gouvernement du Canada. (2002). Les Canadiens en santé — Rapport fédéral sur les indicateurs comparables de la santé 2002, Ottawa, Santé Canada.

24 Ibid.

25 MacMillan, H., et coll. (1999). « Chapitre 1 — La santé des enfants », Enquête régionale sur la santé des Premières Nations et des Inuits, Ottawa, Comité directeur national de l'Enquête régionale sur la santé des Premières Nations et des Inuits.

26 Les indicateurs se rapportant aux naissances qui ont eu lieu en 2000 doivent être interprétés avec prudence à l'échelle nationale, car la qualité de certaines données provinciales sur les naissances est parfois douteuse.

27 Les indicateurs se rapportant aux naissances qui ont eu lieu en 2000 doivent être interprétés avec prudence à l'échelle nationale, car la qualité de certaines données provinciales sur les naissances est parfois douteuse.

28 Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (2004).Éco-Santé OCDE : Analyse comparative de 30 pays : Édition 2004, Paris, OCDE.

29 Analyse réalisée par l'Agence de santé publique du Canada à partir de données publiées par l'Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE). (2004).Éco-Santé OCDE : Analyse comparative de 30 pays : Édition 2004, Paris, OCDE.

30 Système canadien de surveillance périnatale. (Mars1998). « Mortalité infantile », fiche d'information du Système canadien de surveillance périnatale, Ottawa, Agence de santé publique du Canada. (www.phac-aspc.gc.ca/ELR-ssg/factshts/mort_f.html)

31 Office for National Statistics. (2001). « Infant and Perinatal Mortality by Social and Biological Factors, 2000 », Health Statistics Quarterly, 12, 78-82.

32 Kramer, M., et coll. (2000). « Socio-Economic Disparities in Pregnancy Outcome: Why do the Poor Fare so Poorly? », Paediatric and Perinatal Epidemiology, 14(3), 194—210.

33 Guildea, Z., D. Fone, F. Dunstan et coll. (2001). « Social Deprivation and the Causes of Still-Birth and Infant Mortality », Archives of Disease in Childhood, 84, 307—310.

34 Institut canadien de la santé infantile. (2000). La santé des enfants du Canada : Un profil de l'ICSI , 3e édition, Ottawa, Institut canadien de la santé infantile.

35 Kramer, M.S. (2005). « Promotion de l'allaitement et développement des jeunes enfants : commentaires sur Woodward et Liberty, Pérez-Escamilla, Lawrence et Greiner », Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants, sous la direction de R. Tremblay, R. Barr et R. Peters, 2005, 1-5, Montréal, Centre d'excellence pour le développement des jeunes enfants. (www.excellence-earlychildhood.ca/documents/KramerFRxp.pdf)

36 On trouvera une analyse plus approfondie de l'asthme au www.childenvironment.org/factsheets/asthma.htm.

37 Nous tenons à remercier Kendra Carswell, de l'Université d'Ottawa, dont l'aide nous a été précieuse pour la rédaction du présent chapitre.

38 Les données présentées sont les données les plus récentes sur le cancer chez les enfants du Programme canadien de surveillance et de lutte contre le cancer chez les enfants.

39 Programme canadien de surveillance et de lutte contre le cancer chez les enfants : Faits et Chiffres. (www.phac-aspc.gc.ca/ccdpc-cpcmc/program/cccscp-pcslce/facts_f.html)

40 Childhood Cancer Foundation: Candlelighters Canada (Fondation des éclaireurs pour le cancer dans l'enfance Canada). « Overview: Childhood Cancers Are Unique ». (www.candlelighters.ca/facts/index.html)

41 Les tumeurs au système nerveux sympathique apparaissent sur les fibres nerveuses qui longent la mœlle épinière, dans les ganglions qui se trouvent le long du trajet de certains nerfs et dans les cellules nerveuses de la partie centrale (ou médullaire) des glandes surrénales.

42 Les tumeurs au système nerveux central apparaissent dans le cerveau ou sur la mœlle épinière.

43 Le rétinoblastome est une tumeur embryonnaire qui s'attaque à la rétine, c'est-à-dire la partie de l'œil qui permet de distinguer la lumière et la couleur.

44 Les sarcomes sont des tumeurs malignes (cancéreuses) qui s'attaquent aux tissus mous (y compris les muscles et les tendons, c'est-à-dire les faisceaux de fibres qui relient les muscles aux os), aux tissus fibreux ou adipeux, aux vaisseaux sanguins, aux nerfs et aux tissus synoviaux (qui entourent les articulations).

45 Les totaux ont été arrondis comme suit : les nombres de 0 à 99 ont été arrondis au multiple de 5 le plus rapproché; les nombres de 100 à 999 ontété arrondis à la dizaine près; les nombres de 1 000 à 1 999 ont été arrondis au multiple de 50 le plus près; enfin,les nombres à partir de 2 000 ont été arrondis à la centaine près. Tous les taux ont été calculés pour 100000 (par groupe d'âge) et ont été arrondis à la dizaine près. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. De plus, les cellules comptant moins de 5 unités ont été supprimées.

46 Childhood Cancer Foundation: Candlelighters Canada (Fondation des éclaireurs pour le cancer dans l'enfance Canada), « Frequently Asked Questions (FAQs): How are childhood cancers different from adult cancers? ». (www.candlelighters.ca/about/faqs.html)

47 Schwartz, C.L. (1999). « Long-Term Survivors of Childhood Cancer: The Late Effects of Therapy », The Oncologist, 4(1), 45—54.

48 On trouvera une analyse plus complète des effets résiduels au www.cancer.org/docroot/CRI/content/CRI_2_6x_Late_Effects_of_Childhood_Cancer.asp?sitearea=CRI &viewmode=print&

49 Les causes externes des blessures ont été classéesselon la Classification internationale des maladies (CIM) 9 et 10, conformément aux recommandations de l' International Collaborative Effort on Injury Statistics.

50 À l'exclusion des fractures de cause non précisée.

51 Source : Analyse réalisée par l'Agence de santé publique du Canada à partir de la base de données sur la morbidité hospitalière de l'Institut canadien d'information sur la santé.

52 Source : Base de données sur la morbidité hospitalière de l'Institut canadien d'information sur la santé.

53 Deal, L.W., D.S. Gomby, L. Zippiroli et R.E. Behrman. (2000). « Unintentional Injuries in Childhood: Analysis and Recommendations », Unintentional Injuries in Childhood, 10(1), 4-22.
(www.futureofchildren.org/usr_doc/vol10no1Art1.pdf)

54 Ryan, M. (1987). « A Mother's Perspective »,Childhood Drownings: Current Issues and Strategies for Prevention: Conference Proceedings, sous la direction de D. Brill, S. Micik et J. Yuwiler, 23.

55 Miller, T.R., E.O. Romano et R.S. Spicer. (2000). « The Cost of Childhood Unintentional Injuries and the Value of Prevention », Unintentional Injuries in Childhood, 10(1), 137-363.
(www.futureofenfants.org/usr_doc/vol10no1Art6.pdf)