La présente section explique de quelle façon les indicateurs et les mesures établis d'après les échelles de l'ELNEJ et présentés au chapitre 4 « Surveillance du bien-être des jeunes enfants au Canada », ont été compilés aux fins du présent rapport.
L'ELNEJ utilise une échelle fondée sur une série de 15 questions qui mesurent diverses dimensions du développement moteur et social des jeunes enfants âgés de 3 ans et moins. Dans ce modèle, les questions servant à recueillir les données sur le développement moteur et social sont adaptées à l'âge de l'enfant. La Personne qui connaît le mieux l'enfant (PCM) répond aux questions. Les données reflètent donc l'évaluation parentale du développement moteur et social de l'enfant plutôt qu'un diagnostic professionnel.
Les réponses à ces questions sont intégrées à une échelle normalisée qui fixe à 100 le score moyen de la population, l'écart-type étant de 15. Ce score normalisé prend en considération l'âge de l'enfant et permet de comparer les groupes d'âge les uns par rapport aux autres. Sur cette échelle, on considère que les enfants ayant obtenu un score variant de 85 à 115 ont un développement moyen. Les enfants ayant obtenu un score inférieur à 85 manifestent des signes de retard du développement, tandis que ceux qui ont obtenu un score supérieur à 115 manifestent des signes de développement avancé.
Le présent rapport examine quatre mesures du comportement tirées de l'ELNEJ : troubles affectifs – anxiété, hyperactivité, agressivité physique – troubles comportementaux, comportement personnel – social. Pour chaque mesure, on pose une série de questions et on classe les réponses sur une échelle de manière à obtenir une meilleure représentation des différents types de comportement. La Personne qui connaît le mieux l'enfant (PCM) répond aux questions. Les données reflètent donc l'évaluation parentale du comportement de l'enfant plutôt qu'un diagnostic professionnel. Voici des exemples des comportements associés à chacune des mesures :
Troubles affectifs – anxiété : sentiments d'anxiété, de nervosité ou de dépression (l'enfant pleure souvent, est triste ou malheureux).
Hyperactivité : se caractérise par de l'agitation, de l'impatience, un manque de concentration et une incapacité d'attendre son tour.
Agressivité physique – troubles comportementaux : l'enfant se bagarre, se montre menaçant ou manifeste de l'agressivité physique.
Comportement personnel – social : comment l'enfant interagit avec lui-même, les étrangers, les parents et les objets, comme les jouets.
Pour dépister les troubles du comportement, on a défini des seuils (ou des points de référence) pour chacun de ces comportements en prenant le score le plus près du 90e percentile de chacune des échelles. Les données indiquées au Chapitre 4 représentent la proportion d'enfants ne manifestant pas des signes de difficultés pour chacun des comportements décrits.
Le test Échelle vocabulaire en image Peabody-Révisé (EVIP-R) est un outil d'évaluation directe permettant de mesurer le vocabulaire compris par les enfants de 4 et 5 ans. L'intervieweur fait directement passer le test à l'enfant, en français ou en anglais, après avoir obtenu le consentement des parents.
À la lumière des résultats du test, on a établi une échelle normalisée sur laquelle le score moyen de la population est fixé à 100, l'écart-type étant de 15. Le score normalisé tient compte de l'âge de l'enfant et permet les comparaisons entre les groupes d'âge. Sur cette échelle, on considère que les enfants ayant obtenu un score variant de 85 à 115 ont un développement verbal moyen. Les enfants ayant obtenu un score inférieur à 85 accusent un retard du développement verbal, tandis que ceux qui ont obtenu un score supérieur à 115 manifestent un développement verbal avancé.
Le rapport traite des cinq mesures suivantes des caractéristiques reliées à la famille et à la communauté, établies d'après les échelles de l'ELNEJ : dépression des parents, fonctionnement familial, pratiques parentales positives, cohésion du quartier et sécurité du voisinage. Pour chaque mesure, une série de questions sont posées et les réponses sont intégrées à une échelle. La Personne qui connaît le mieux l'enfant (PCM) répond à ces questions, les réponses sont donc une évaluation parentale et non pas un diagnostic professionnel. Voici des exemples de comportements associés à chacune des mesures :
La dépression des parents se définit par un manque d'appétit, l'incapacité à se sortir d'une déprime et-ou à se concentrer, des sentiments de dépression et un sommeil agité.
Le fonctionnement familial peut se traduire par l'habileté à résoudre des problèmes, les communications efficaces et le soutien des membres de la famille.
Les pratiques parentales positives sont le niveau d'interaction entre les parents et leur ou leurs enfants, comme faire des compliments à l'enfant et jouer avec lui.
La cohésion du quartier est la perception du quartier par le répondant et la mesure dans laquelle il y a un sentiment de cohésion.
La sécurité du voisinage est le niveau de sécurité associé à des activités telles que marcher seul lorsqu'il fait noir et laisser les enfants jouer dehors.
Pour déceler la présence de problèmes dans chacune de ces mesures, on a défini des seuils (ou des points de référence) pour chacun de ces comportements en prenant le score le plus près du 90e percentile de chacune des échelles. Les données indiquées au Chapitre 4 représentent la proportion d'enfants vivant dans des familles qui décrivent des aspects positifs pour chacune de ces mesures.