2 - Portrait des jeunes enfants au Canada

Deux enfants souriant

Aperçu des jeunes enfants au Canada

Les jeunes enfants au Canada ont tous une vie qui leur est propre. Comprendre ces enfants nous permettra d’aider chacun d’eux à réaliser son plein potentiel – être en santé, en sécurité et protégé, désireux et capable d’apprendre, et participer à la vie de sa collectivité.

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En 1999, 7,3 % de la population canadienne était âgée de cinq ans et moins

Au 1er juillet 1999, on estimait à 2 224 935 le nombre d’enfants âgés de cinq ans et moins au Canada, soit 7,3 % de l’ensemble de la population canadienne. Ces enfants se répartissent à peu près également entre les divers âges.

Figure 1: Proportion d’enfants âgés de cinq ans et moins, Canada, 1er juillet 1999

Figure 1: Proportion d’enfants âgés de cinq ans et moins, Canada, 1er juillet 1999
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Source : Estimations annuelles de la population, Division de la démographie, Statistique Canada

De ce nombre, 51,2 % étaient des garçons (1 139 595 enfants) et 48,8 %, des filles (1 085 340 enfants).

La majorité des jeunes enfants vivent en milieu urbain


Figure 2: Répartition des enfants selon le lieu de résidence, Canada, 1998-1999
Figure 2: Répartition des enfants selon le lieu de résidence, Canada, 1998-1999

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Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

Le Canada reste un pays largement urbanisé. En 1996, 77,9 % de la population canadienne totale vivait en milieu urbain. 8Ce phénomène est encore plus marqué dans le cas des jeunes enfants. En 1998-1999, 88 % de tous les enfants âgés de cinq ans et moins vivaient en milieu urbain9 (1 904 070 enfants).


Les jeunes enfants sont-ils en santé?

La recherche a démontré que la santé des enfants durant les premières années de la vie a une incidence sur leur situation plus tard dans la vie.

La section suivante présente des renseignements clés sur la santé des jeunes enfants au Canada.


Plus de 80 % des enfants ont un poids-santé à la naissance

Le poids à la naissance est un indicateur clé du développement, tant in utero qu’après la naissance. Les enfants ayant un faible poids à la naissance sont susceptibles d’éprouver divers problèmes, notamment des risques de décès au cours de leur première année de vie, des troubles du développement et des maladies.10 Les enfants ayant un poids élevé à la naissance ont des risques accrus de décès au cours du premier mois de leur vie, de traumatismes à la naissance, de problèmes intellectuels et de troubles du développement. 11

Figure 3: Répartition des jeunes enfants selon le poids à la naissance, Canada, 1999
Figure 3: Répartition des jeunes enfants selon le poids à la naissance, Canada, 1999

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Source : Statistiques canadiennes de l’état civil – Base de données sur les naissances

Un poids-santé à la naissance se situe entre 2 500 et 4 000 grammes. Les enfants pesant moins de 2 500 grammes à la naissance sont considérés comme ayant un faible poids et ceux qui pèsent plus de 4 000 grammes à la naissance sont considérés comme ayant un poids élevé. En 1999, 81,3 % de l’ensemble des enfants canadiens (soit 273 845 enfants) avaient un poids-santé à la naissance.12

Une plus grande proportion de filles que de garçons naissent avec un poids-santé (84 % comparativement à 79 %). Cependant, les filles sont plus susceptibles d’avoir un faible poids à la naissance (moins de 2 500 grammes), tandis que les garçons ont plus souvent un poids élevé à la naissance (plus de 4 000 grammes). En règle générale, plus de la moitié des enfants ayant un faible poids à la naissance sont nés avant terme.

Figure 4: Pourcentage d’enfants ayant un faible poids à la naissance, divers pays de l’OCDE, 1999
Figure 4: Pourcentage d’enfants ayant un faible poids à la naissance, divers pays de l’OCDE, 1999

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Source : Organisation de coopération et de développement économiques, Éco-Santé OCDE 2002

Parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada affiche l’un des taux les plus faibles d’enfants ayant un faible poids à la naissance, soit 5,6 % en 1999.


Peu d’enfants canadiens naissent avant terme

On estime généralement que la durée minimale de la grossesse est de 37 semaines. Un enfant né avant ce terme est considéré comme « prématuré ». Une naissance prématurée peut avoir une incidence sur le développement de l’enfant, celui-ci étant plus susceptible d’avoir un faible poids à la naissance et de connaître des problèmes de santé qui y sont associés.

Figure 5: Taux de naissances prématurées, Canada, 1999
Figure 5: Taux de naissances prématurées, Canada, 1999

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Source : Statistiques canadiennes de l’état civil – Base de données sur les naissances

En 1999, 92,7 % de tous les enfants (312 389 enfants) sont nés à terme ou après. Les naissances prématurées sont plus fréquentes chez les garçons que chez les filles; 7,7 % de tous les garçons (13 281 enfants) sont nés prématurément comparativement à 6,9 % chez les filles (11 268 enfants).

Le Canada continue d’enregistrer l’incidence de rougeole et d’hemophilus influenzae B la plus faible de son histoire

L’immunisation est essentielle pour protéger les enfants contre diverses maladies invalidantes et même mortelles.13 Jusqu’à récemment (avant l’immunisation), les maladies infectieuses de l’enfance représentaient une cause importante d’affections, d’incapacités et de décès. Grâce à des taux élevés d’immunisation, les enfants jouissent au Canada d’une très bonne protection contre ces maladies graves. 14

Bien que les enfants canadiens soient immunisés contre plusieurs maladies, les taux nationaux de couverture vaccinale à jour ne sont pas disponibles. On travaille présentement à obtenir des données fiables sur le nombre d’enfants âgés de cinq ans et moins immunisés contre toutes les maladies pouvant être prévenues par un vaccin au Canada. En attendant que ces données soient disponibles, le gouvernement du Canada a décidé de présenter l’incidence de trois maladies pouvant être prévenues par un vaccin et que les médecins de toutes les régions du pays sont tenus de signaler : l’hemophilus influenzae B (HIB), la méningococcie du groupe C et la rougeole.

Figure 6: Nombre de cas de certaines maladies pouvant être prévenues par un vaccin, Canada, 1999
Figure 6: Nombre de cas de certaines maladies pouvant être prévenues par un vaccin, Canada, 1999

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Source : Division de l’immunisation et des maladies respiratoires, Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, Santé Canada.
Note: Pour la rougeole et la méningococcie, les cas se rapportent aux enfants âgés de cinq ans et moins; les cas d’HIB se rapportent aux enfants âgés de quatre ans et moins.


En 1999, on a recensé 14 cas documentés d’HIB, 10 cas de méningococcie du groupe C et 11 cas de rougeole au Canada. Il importe de noter que, depuis 1998, tous les cas de rougeole viennent directement ou indirectement de l’étranger.

Figure 7: Taux de couverture vaccinale antirougeoleuse,
enfants de moins d’un an, divers pays de l’OCDE, 1997
Figure 7: Taux de couverture vaccinale antirougeoleuse, enfants de moins d’un an, divers pays de l’OCDE, 1997

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Source : Banque mondiale (1999), World Development Indicators 1999, Washington, D.C.
Note : Pour le Canada, le taux de couverture vaccinale vise les enfants de deux ans.


En 1997, le Canada affichait l’un des taux de couverture vaccinale antirougeoleuse les plus élevés au monde, soit 98 %, chez les très jeunes enfants. Ce taux élevé de couverture vaccinale, assuré par une campagne de rattrapage à deux doses menée en 1996 et un programme systématique à deux doses mis en place en 1996-1997, a permis au Canada d’enregistrer l’incidence la plus faible de rougeole de toute son histoire. 15

Le Canada affiche un faible taux de mortalité infantile

La mortalité infantile renvoie au taux de mortalité chez les enfants de moins d’un an, exception faite des enfants mort-nés. Le taux de mortalité infantile au Canada a diminué au cours des deux dernières décennies.16 En 1999, le taux de mortalité infantile au pays s’établissait à 5,3 décès pour 1 000 naissances vivantes. Ce taux varie légèrement pour les garçons et les filles, soit 5,7 décès pour 1 000 naissances vivantes chez les premiers contre 4,8 décès pour 1 000 naissances vivantes chez les secondes.

Figure 8: Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes), divers pays de l’OCDE, 1999
Figure 8: Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes), divers pays de l’OCDE, 1999

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Source: Organisation de coopération et de développement économiques, Éco-Santé OCDE 2002

Selon les données de l’OCDE, le taux canadien de mortalité infantile est comparable à celui des autres pays développés.


La majorité des enfants au Canada ont été allaités au sein

. Non seulement un bébé allaité au sein est-il bien nourri, mais l’allaitement maternel stimule également ses sens – toucher, vue, ouïe, goût, odorat, chaleur –, ce qui favorise le développement sain de l’enfant. Les spécialistes constatent en outre que le lait maternel contient le dosage idéal des éléments nutritifs dont le bébé a besoin pour se développer. 17

Figure 9: Pourcentage d’enfants âgés de trois ans et moins allaités au sein, Canada, 1998-1999
Figure 9: Pourcentage d’enfants âgés de trois ans et moins allaités au sein, Canada, 1998-1999

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Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Cycle 3 (1998-1999)
Note : Ce pourcentage couvre les enfants présentement allaités au sein et ceux qui l’ont déjà été.


En 1998-1999, 79,9 % des enfants canadiens âgés de trois ans et moins (soit 1 115 868 enfants) étaient allaités au sein ou l’avaient déjà été.

Selon les experts, la durée optimale de l’allaitement maternel est de six mois ou plus.18 Parmi les enfants nourris au sein, l’allaitement a duré 12 semaines ou moins dans 32,5 % des cas, de trois à six mois dans 33,4 % des cas et sept mois ou plus dans 34 % des cas.

L’allaitement maternel est légèrement plus fréquent chez les enfants vivant dans les régions urbaines que chez ceux vivant en milieu rural. En 1998-1999, 80,8 % des enfants âgés de trois ans et moins vivant en milieu urbain avaient été ou étaient allaités au sein comparativement à 72,8 % des enfants en milieu rural.

Environ un jeune enfant sur dix souffre d’asthme

L’asthme, un trouble inflammatoire chronique des voies respiratoires, est l’un des états chroniques les plus répandus au Canada. Le diagnostic de l’asthme chez les enfants d’âge préscolaire n’est pas rare.19 L’asthme peut entraver le développement de l’enfant et, dans les cas graves, il peut restreindre les activités de l’enfant.

En 1998-1999, 9,9 % des jeunes enfants (soit 213 648 enfants) avaient déjà souffert d’asthme diagnostiqué par un spécialiste de la santé. Il s’agit là d’une hausse de 1,6 % par rapport à la proportion d’enfants chez qui l’asthme avait été diagnostiqué en 1994-1995.


Figure 10: Prévalence des cas d’asthme diagnostiqués chez les jeunes enfants, Canada, 1998-1999
Figure 10: Prévalence des cas d’asthme diagnostiqués chez les jeunes enfants, Canada, 1998-1999

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Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

Parmi les enfants souffrant d’asthme, 12,3 % (soit 26 410 enfants) ont indiqué que ces troubles respiratoires limitaient les activités auxquelles ils pouvaient participer.

Par ailleurs, la proportion d’enfants souffrant d’asthme est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural. En 1998-1999, 10,2 % des enfants vivant en milieu urbain avaient déjà souffert d’asthme diagnostiqué par un spécialiste de la santé comparativement à 8,0 % des enfants vivant dans les régions rurales.

Les jeunes enfants sont-ils en sécurité?

Il est important que nos enfants se sentent protégés et en sécurité. « Pour s’épanouir, l’enfant a besoin d’un milieu familial sûr, sans violence, à l’abri de toute forme de victimisation. » 20

La section suivante présente certaines données provisoires sur la sécurité et la protection des jeunes enfants au Canada.


Les jeunes enfants au Canada sont relativement à l’abri des blessures

 

Figure 11: Hospitalisations à la suite de blessures, enfants âgés de cinq ans et moins,
Canada, exercice financier 1999-2000
Figure 11: Hospitalisations à la suite de blessures, enfants âgés de cinq ans et moins, Canada, exercice financier 1999-2000

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Source : Institut canadien d’information sur la santé, Hôpital; Base de données sur la morbidité, 1999.

Au cours de l’exercice financier 1999-2000, la majorité des enfants hospitalisés à la suite d’une blessure avaient fait une chute ou souffraient d’un autre genre de traumatisme involontaire, par exemple d’un empoisonnement, de coupures ou de brûlures accidentels. En général, les garçons sont plus susceptibles que les filles d’être traités à l’hôpital pour une blessure.

Selon les données de 1998-1999,21 environ 60 % des blessures d’enfants âgés de cinq ans et moins qui se sont présentés à l’urgence d’un hôpital sont survenues à la maison. À mesure que les enfants vieillissent, les lieux où se produisent les blessures se diversifient22 – puisque les enfants tendent de plus en plus à se livrer à des activités à l’extérieur du foyer.

Les blessures comptent parmi les causes de décès chez les enfants. C’est pourquoi on s’intéresse davantage à la prévention des traumatismes chez les enfants depuis quelques années. En 1999, 9,6 % de tous les décès chez les jeunes enfants résultaient d’une blessure. Cependant, les traumatismes sont une cause de décès plus importante chez les enfants âgés d’un an à cinq ans (51 %) que chez les enfants de moins d’un an (2,1 %). Les accidents de la route et les agressions constituent les principales causes de décès à la suite de blessures chez les enfants âgés de cinq ans et moins.

Sécurité et protection des jeunes enfants

L’un des moyens permettant aux Canadiens d’assurer la sécurité des jeunes enfants consiste à les protéger des mauvais traitements, qu’il s’agisse de violence ou de négligence.

En 1998, on estimait à 48 790 le nombre d’enquêtes sur les cas de mauvais traitements infligés à des enfants âgés de cinq ans et moins au Canada. De ce nombre, environ 20 476 cas (42 %) ont été corroborés, 10 817 (22 %) restaient des cas présumés et 17 497 (36 %) n’ont pas été corroborés. Soixante-trois pour cent de l’ensemble des enquêtes relatives à la violence sexuelle se rapportaient à des filles et 37 %, à des garçons. Dans les autres catégories de mauvais traitements à l’égard des enfants, notamment la violence physique, la négligence et la violence psychologique, plus de la moitié des enquêtes se rapportaient à des garçons. 23

Des travaux sont présentement en cours dans le cadre du cycle II de l’Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants.

Comment les jeunes enfants canadiens se développent-ils?

Il importe de comprendre comment les enfants se développent tant sur le plan affectif et cognitif que sur le plan physique. Dans bien des cas, les troubles affectifs et comportementaux qui se manifestent d’abord dans l’enfance peuvent entraîner des problèmes connexes tout au long de la vie.24 L’ELNEJ constitue un outil précieux de collecte de données sur l’état affectif et le comportement des enfants puisque cette enquête comporte des mesures du comportement prosocial, de l’hyperactivité et du déficit de l’attention, des troubles affectifs et de l’anxiété ainsi que du comportement agressif. L’ELNEJ évalue également le développement moteur et social de l’enfant de même que ses aptitudes langagières.

Mesure du développement moteur et social dans l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes

L’ELNEJ utilise une échelle fondée sur une série de 15 questions qui mesurent diverses dimensions du développement moteur et social des jeunes enfants âgés de trois ans et moins. Dans ce modèle, les questions servant à recueillir les données sur le développement moteur et social sont adaptées à l’âge de l’enfant. La personne la mieux informée au sujet de l’enfant répond aux questions. Les données reflètent donc l’évaluation parentale du développement moteur et social de l’enfant plutôt qu’un diagnostic professionnel.

Les réponses à ces questions sont intégrées à une échelle normalisée qui fixe à 100 le score moyen de la population, l’écart-type étant de 15. Ce score normalisé prend en considération l’âge de l’enfant et permet de comparer les groupes d’âge les uns par rapport aux autres. Sur cette échelle, on considère que les enfants ayant obtenu un score variant de 85 à 115 ont un développement moyen. Les enfants ayant obtenu un score inférieur à 85 manifestent des signes de retard du développement, tandis que ceux qui ont obtenu un score supérieur à 115 manifestent des signes de développement avancé.


89 % des enfants n’accusent pas de retard du développement moteur et social

Figure 12: Répartition des enfants âgés de trois ans et moins selon
le score obtenu sur l’échelle de développement moteur et social, Canada, 1998-1999
Figure 12: Répartition des enfants âgés de trois ans et moins selon le score obtenu sur l’échelle de développement moteur et social, Canada, 1998-1999

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Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

En 1998-99, 89 % des enfants âgés de trois ans et moins (soit 1 202 059 enfants) enregistraient un niveau moyen ou avancé de développement moteur et social.

Les enfants affichant des niveaux inférieurs de développement moteur et social tendent à éprouver plus de difficultés que les autres enfants de leur âge dans certaines activités telles que ramper et marcher sans aide ou se promener en tricycle. Ces enfants sont en outre moins susceptibles de pouvoir exprimer clairement leurs besoins et leurs désirs. Plus de filles que de garçons se retrouvent au nombre des enfants (11,0 %) accusant un retard du développement moteur et social.

Mesure du comportement dans l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes

Le présent rapport examine quatre mesures du comportement tirées de l’ELNEJ : troubles affectifs et anxiété, hyperactivité, agressivité physique et troubles comportementaux, comportement prosocial. Pour chaque mesure, on pose une série de questions et on classe les réponses sur une échelle de manière à obtenir une meilleure représentation des différents types de comportement. La personne la mieux informée au sujet de l’enfant répond aux questions. Les données reflètent donc l’évaluation parentale du comportement de l’enfant plutôt qu’un diagnostic professionnel. Voici des exemples des genres de comportement associés à chacune des mesures.

Troubles affectifs – anxiété : sentiments d’anxiété, de nervosité ou de dépression (l’enfant pleure souvent, est triste ou malheureux).

Hyperactivité : se caractérise par de l’agitation, de l’impatience, un manque de concentration et une incapacité d’attendre son tour.

Agressivité physique – troubles comportementaux : l’enfant se bagarre, se montre menaçant ou manifeste de l’agressivité physique.

Comportement prosocial : l’enfant fait preuve de compassion et se porte volontaire pour aider autrui.

Pour dépister les troubles du comportement, on a défini des seuils (ou des points de référence) pour chacun de ces comportements en prenant le score le plus près du 90e percentile de chacune des échelles. Les données indiquées représentent la proportion d’enfants manifestant des signes de difficultés pour chacun des comportements décrits.



La majorité des enfants ne présentent pas de signes de troubles du comportement

Figure 13: Pourcentage des jeunes enfants manifestant des signes de troubles du comportement,
Canada, 1998-1999
Figure 13: Pourcentage des jeunes enfants manifestant des signes de troubles du comportement, Canada, 1998-1999

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Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Cycle 3 (1998-1999)


Les enfants souffrant de troubles affectifs ou d’anxiété semblent plus souvent malheureux, déprimés ou nerveux que les autres enfants. En 1998-1999, 86,2 % des enfants âgés de deux à cinq ans ne montraient pas de signes associés à des troubles affectifs ou à l’anxiété.

Les enfants qui semblent agités ou hyperactifs et qui ont tendance à ne pas tenir en place ou à relâcher leur concentration rapidement présentent des signes associés à l’hyperactivité et au déficit de l’attention. En 1998-1999, 87,8 % des enfants âgés de deux à cinq ans ne manifestaient pas de signes d’hyperactivité ou de déficit de l’attention.

Les enfants qui sont enclins à se bagarrer, à être agressifs physiquement (coups de pied, morsures) ou à détruire des objets présentent des signes associés à l’agressivité physique et aux troubles comportementaux. En 1998-1999, 86,5 % des enfants âgés de deux à cinq ans ne présentaient pas de signes d’agressivité physique ou de troubles comportementaux.

Parmi les enfants souffrant de troubles comportementaux, les garçons affichent des niveaux systématiquement plus élevés de troubles affectifs et d’anxiété, d’hyperactivité et de déficit de l’attention, d’agressivité physique et de troubles comportementaux que les filles. L’écart le plus important est observé dans le domaine de l’agressivité physique et des troubles comportementaux, 16,6 % des garçons manifestant ce type de comportement de façon marquée, contre 10,2 % des filles.

Le comportement prosocial sert, lui aussi, à évaluer le comportement de l’enfant. Un enfant qui se montre serviable, réconfortant ou qui fait preuve de compassion à l’égard des autres manifeste des signes de comportement prosocial. En 1998-1999, 89,9 % des enfants âgés de deux à cinq ans affichaient un niveau moyen ou élevé de comportement prosocial. Les filles sont plus susceptibles que les garçons d’enregistrer des niveaux élevés de comportement prosocial (91,8 % et 87,8 % respectivement).


La majorité des enfants montrent des aptitudes à comprendre le vocabulaire

Figure 14: Répartition des enfants de quatre et cinq ans selon le score obtenu au test EVIP-R,
Canada, 1998-1999
Figure 14: Répartition des enfants de quatre et cinq ans selon le score obtenu au test EVIP-R, Canada, 1998-1999

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Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

En 1998-1999, plus de 84,1 % de l’ensemble des enfants de quatre et cinq ans (soit 83 123 enfants) affichaient un niveau moyen ou avancé de développement verbal. De ce nombre, 13,3 % avaient un niveau avancé de développement verbal. Ces enfants sont plus susceptibles de réaliser des activités telles que les associations libres (association de mots à l’image appropriée), qui constituent un bon indicateur des aptitudes ultérieures à lire et à apprendre.

En 1998-1999, les garçons étaient plus susceptibles que les filles d’accuser un retard du développement verbal (16,5 % et 15,3 % respectivement), mais se montraient également plus enclins à enregistrer un développement verbal avancé (14,1 % contre 12,5 %).

Mesure des aptitudes langagières et du vocabulaire compris dans l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes

Le test Échelle vocabulaire en image Peabody-Révisé (EVIP-R) est un outil d’évaluation directe permettant de mesurer le vocabulaire compris par les enfants de quatre et cinq ans. L’intervieweur fait directement passer le test à l’enfant, en français ou en anglais, après avoir obtenu le consentement des parents.

À la lumière des résultats du test, on a établi une échelle normalisée sur laquelle le score moyen de la population est fixé à 100, l’écart-type étant de 15. Le score normalisé tient compte de l’âge de l’enfant et permet les comparaisons entre les groupes d’âge. Sur cette échelle, on considère que les enfants ayant obtenu un score variant de 85 à 115 ont un développement verbal moyen. Les enfants ayant obtenu un score inférieur à 85 accusent un retard du développement verbal, tandis que ceux qui ont obtenu un score supérieur à 115 manifestent un développement verbal avancé.

Faits saillants

Au Canada, en 1998-1999, les jeunes enfants âgés de cinq ans et moins se développaient bien.

  • 81,3 % avaient un poids-santé à la naissance.
  • 92,7 % sont nés à terme.
  • Le Canada continuait d’afficher l’incidence la plus faible de rougeole et d’hemophilus influenzae B de son histoire.
  • Le taux de mortalité infantile au Canada se chiffrait à 5,3 pour 1 000 naissances vivantes.
  • 79,9 % des enfants âgés de trois ans et moins étaient allaités au sein ou l’avaient été antérieurement.
  • Un jeune enfant sur 10 souffrait d’asthme (cas diagnostiqués par des spécialistes de la santé).
  • La majorité des blessures de jeunes enfants traités à l’hôpital étaient attribuables à des chutes, des coupures ou des brûlures accidentelles.
  • 9,6 % de tous les décès chez les jeunes enfants résultaient d'une blessure.
  • 89 % des enfants âgés de trois ans et moins montraient des signes de développement moteur et social moyen ou avancé.
  • 86,2 % des enfants âgés de deux à cinq ans ne manifestaient pas de signes de troubles affectifs ou d’anxiété.
  • 87,8 % des enfants âgés de deux à cinq ans ne manifestaient pas de signes d’hyperactivité ou de déficit de l’attention.
  • 86,5 % des enfants âgés de deux à cinq ans ne manifestaient pas de signes d’agressivité physique ou de troubles comportementaux.
  • 89,9 % des enfants âgés de deux à cinq ans avaient un comportement prosocial de niveau moyen ou élevé.
  • 84,1% des enfants âgés de quatre et cinq ans affichaient un niveau moyen ou élevé de développement verbal.

8. Statistique Canada, Chiffres de population des régions urbaines et rurales, provinces et territoires, recensement de 1996 – données intégrales. No 93-357-XPB au catalogue.
9. L’ELNEJ se fonde sur la classification des régions urbaines et rurales utilisée dans le cadre du recensement de Statistique Canada. Selon le Dictionnaire du recensement de 2001 (no 92-378-XIF au catalogue), les régions urbaines comptent une population d’au moins 1 000 habitants et d’au minimum 400 habitants par kilomètre carré. Les régions rurales couvrent toutes les populations vivant à l’extérieur des régions urbaines.
10. Gouvernement du Canada (2002) Les Canadiens en santé – Rapport fédéral sur les indicateurs comparables de la santé 2002, Ottawa, Santé Canada.
11. MacMillan, H. et al. « Chapitre 1 – Santé des enfants ». Enquête régionale sur la santé des Premières nations et des Inuits, Ottawa.
12. Comité consultatif fédéral-provincial-territorial sur la santé de la population (1999) Rapport statistique sur la santé de la population canadienne, Ottawa, Gouvernement du Canada.
13. Ibid.
14. Institut canadien de la santé infantile (2000) La santé des enfants du Canada – Troisième édition, Ottawa, Institut canadien de la santé infantile.
15. En 1995, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a réaffirmé l’engagement du Canada à éradiquer la rougeole et a recommandé d’administrer systématiquement une seconde dose de vaccin antirougeoleux au moins un mois après la dose initiale de façon à optimiser la protection offerte par le vaccin. En outre, les ministères provinciaux et territoriaux ont mis en œuvre un programme spécial de rattrapage à l’intention des enfants et des adolescents ayant antérieurement reçu une seule dose du vaccin.
16. Gouvernement du Canada (2002). Les Canadiens en santé – Rapport fédéral sur les indicateurs comparables de la santé 2002, Ottawa, Santé Canada.
17. McCain, Hon. Margaret Norrie et J. Fraser Mustard (1999) Étude sur la petite enfance : Inverser la véritable fuite des cerveaux, Toronto, Secrétariat à l’enfance de l’Ontario.
18. Institut canadien de la santé infantile (2000) La santé des enfants du Canada – Troisième édition, Ottawa, Institut canadien de la santé infantile.
19. Ibid
20. Conseil des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux sur la refonte des politiques sociales (1999) Plan d’action nationale pour les enfants – Élaboration d’une vision commune, Canada.
21. Ces données proviennent du Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), le principal programme canadien de surveillance des traumatismes. Le SCHIRPT recueille des données auprès des services d’urgence de 10 hôpitaux pédiatriques et de cinq hôpitaux généraux au Canada.
22. Santé Canada. Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), 1998-1999.
23. Données provenant de la Section des blessures et de la violence envers les enfants, Division de surveillance de la santé et de l’épidémiologie, Santé Canada.
24. Offord, David R. et Ellen L. Lipman (1996) « Problèms affectifs et comportementaus » dans Grandir au Canada - Enquête longitudinale national sure les enfants et les jeunes, Ottawa, D 130veloppement des ressources humaines Canada et Statistique Canada.


 

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