
En 1999, 7,3 % de la population canadienne était âgée
de cinq ans et moins

Au 1er juillet 1999, on estimait à 2 224 935 le nombre d’enfants
âgés de cinq ans et moins au Canada, soit 7,3 % de l’ensemble
de la population canadienne. Ces enfants se répartissent à
peu près également entre les divers âges.

Figure 1: Proportion d’enfants
âgés de cinq ans et moins, Canada, 1er juillet 1999

D
Source : Estimations annuelles de la population, Division de la démographie,
Statistique Canada

De ce nombre, 51,2 % étaient des garçons (1
139 595 enfants) et 48,8 %, des filles (1 085 340 enfants).

La majorité des jeunes enfants vivent en
milieu urbain

Figure 2: Répartition
des enfants selon le lieu de résidence, Canada, 1998-1999

D
Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les
jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

Le Canada reste un pays largement urbanisé.
En 1996, 77,9 % de la population canadienne totale vivait en milieu urbain.
8Ce phénomène est encore plus
marqué dans le cas des jeunes enfants. En 1998-1999, 88 % de tous
les enfants âgés de cinq ans et moins vivaient en milieu
urbain9 (1 904 070 enfants).
Les jeunes enfants sont-ils en santé?
La recherche a démontré que la santé des enfants
durant les premières années de la vie a une incidence sur
leur situation plus tard dans la vie.
La section suivante présente des renseignements clés sur
la santé des jeunes enfants au Canada.

Plus de 80 % des enfants ont un poids-santé à la naissance

Le poids à la naissance est un indicateur clé du développement,
tant in utero qu’après la naissance. Les enfants ayant un
faible poids à la naissance sont susceptibles d’éprouver
divers problèmes, notamment des risques de décès
au cours de leur première année de vie, des troubles du
développement et des maladies.10 Les
enfants ayant un poids élevé à la naissance ont des
risques accrus de décès au cours du premier mois de leur
vie, de traumatismes à la naissance, de problèmes intellectuels
et de troubles du développement. 11

Figure 3: Répartition des jeunes
enfants selon le poids à la naissance, Canada, 1999

D
Source : Statistiques canadiennes de l’état civil –
Base de données sur les naissances

Un poids-santé à la naissance se situe
entre 2 500 et 4 000 grammes. Les enfants pesant moins de 2 500 grammes
à la naissance sont considérés comme ayant un faible
poids et ceux qui pèsent plus de 4 000 grammes à la naissance
sont considérés comme ayant un poids élevé.
En 1999, 81,3 % de l’ensemble des enfants canadiens
(soit 273 845 enfants) avaient un poids-santé à la naissance.12
Une plus grande proportion de filles que de garçons naissent avec
un poids-santé (84 % comparativement à 79 %). Cependant,
les filles sont plus susceptibles d’avoir un faible poids à
la naissance (moins de 2 500 grammes), tandis que les garçons ont
plus souvent un poids élevé à la naissance (plus
de 4 000 grammes). En règle générale, plus de la
moitié des enfants ayant un faible poids à la naissance
sont nés avant terme.

Figure 4: Pourcentage d’enfants
ayant un faible poids à la naissance, divers pays de l’OCDE,
1999

D
Source : Organisation de coopération et de développement
économiques, Éco-Santé OCDE 2002

Parmi les pays membres de l’Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE), le Canada affiche
l’un des taux les plus faibles d’enfants ayant un faible poids
à la naissance, soit 5,6 % en 1999.

Peu d’enfants canadiens naissent avant terme

On estime généralement que la durée minimale de
la grossesse est de 37 semaines. Un enfant né avant ce terme est
considéré comme « prématuré ».
Une naissance prématurée peut avoir une incidence sur le
développement de l’enfant, celui-ci étant plus susceptible
d’avoir un faible poids à la naissance et de connaître
des problèmes de santé qui y sont associés.

Figure 5: Taux de naissances prématurées,
Canada, 1999

D
Source : Statistiques canadiennes de l’état civil –
Base de données sur les naissances

En 1999, 92,7 % de tous les enfants (312 389 enfants) sont nés
à terme ou après. Les naissances prématurées
sont plus fréquentes chez les garçons que chez les filles;
7,7 % de tous les garçons (13 281 enfants) sont nés prématurément
comparativement à 6,9 % chez les filles (11 268 enfants).
Le Canada continue d’enregistrer l’incidence
de rougeole et d’hemophilus influenzae B la plus faible de son
histoire

L’immunisation est essentielle pour protéger
les enfants contre diverses maladies invalidantes et même mortelles.13
Jusqu’à récemment (avant l’immunisation), les
maladies infectieuses de l’enfance représentaient une cause
importante d’affections, d’incapacités et de décès.
Grâce à des taux élevés d’immunisation,
les enfants jouissent au Canada d’une très bonne protection
contre ces maladies graves. 14
Bien que les enfants canadiens soient immunisés contre plusieurs
maladies, les taux nationaux de couverture vaccinale à jour ne
sont pas disponibles. On travaille présentement à obtenir
des données fiables sur le nombre d’enfants âgés
de cinq ans et moins immunisés contre toutes les maladies pouvant
être prévenues par un vaccin au Canada. En attendant que
ces données soient disponibles, le gouvernement du Canada a décidé
de présenter l’incidence de trois maladies pouvant être
prévenues par un vaccin et que les médecins de toutes les
régions du pays sont tenus de signaler : l’hemophilus influenzae
B (HIB), la méningococcie du groupe C et la rougeole.

Figure 6: Nombre de cas de certaines
maladies pouvant être prévenues par un vaccin, Canada, 1999

D
Source : Division de l’immunisation et des maladies respiratoires,
Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses,
Santé Canada.
Note: Pour la rougeole et la méningococcie, les cas se rapportent
aux enfants âgés de cinq ans et moins; les cas d’HIB
se rapportent aux enfants âgés de quatre ans et moins.

En 1999, on a recensé 14 cas documentés
d’HIB, 10 cas de méningococcie du groupe
C et 11 cas de rougeole au Canada. Il importe de noter
que, depuis 1998, tous les cas de rougeole viennent directement ou indirectement
de l’étranger.

Figure 7: Taux de couverture vaccinale
antirougeoleuse,
enfants de moins d’un an, divers pays de l’OCDE, 1997

D
Source : Banque mondiale (1999), World Development Indicators 1999,
Washington, D.C.
Note : Pour le Canada, le taux de couverture vaccinale vise les enfants
de deux ans.

En 1997, le Canada
affichait l’un des taux de couverture vaccinale antirougeoleuse
les plus élevés au monde, soit 98 %, chez les très
jeunes enfants. Ce taux élevé de couverture vaccinale, assuré
par une campagne de rattrapage à deux doses menée en 1996
et un programme systématique à deux doses mis en place en
1996-1997, a permis au Canada d’enregistrer l’incidence la
plus faible de rougeole de toute son histoire. 15

Le Canada affiche un faible taux de mortalité
infantile

La mortalité infantile renvoie au taux de mortalité chez
les enfants de moins d’un an, exception faite des enfants mort-nés.
Le taux de mortalité infantile au Canada a diminué au cours
des deux dernières décennies.16
En 1999, le taux de mortalité infantile au pays s’établissait
à 5,3 décès pour 1 000 naissances vivantes.
Ce taux varie légèrement pour les garçons et les
filles, soit 5,7 décès pour 1 000 naissances vivantes chez
les premiers contre 4,8 décès pour 1 000 naissances vivantes
chez les secondes.

Figure 8: Taux de mortalité infantile (pour 1 000
naissances vivantes), divers pays de l’OCDE, 1999

D
Source: Organisation de coopération et de développement
économiques, Éco-Santé OCDE 2002

Selon les données de l’OCDE, le taux canadien de mortalité
infantile est comparable à celui des autres pays développés.
La majorité des enfants au Canada ont été
allaités au sein

. Non seulement un bébé allaité
au sein est-il bien nourri, mais l’allaitement maternel stimule
également ses sens – toucher, vue, ouïe, goût,
odorat, chaleur –, ce qui favorise le développement sain
de l’enfant. Les spécialistes constatent en outre que le
lait maternel contient le dosage idéal des éléments
nutritifs dont le bébé a besoin pour se développer.
17

Figure 9: Pourcentage d’enfants
âgés de trois ans et moins allaités au sein, Canada,
1998-1999

D
Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les
jeunes, Cycle 3 (1998-1999)
Note : Ce pourcentage couvre les enfants présentement allaités
au sein et ceux qui l’ont déjà été.

En 1998-1999, 79,9 % des enfants canadiens âgés
de trois ans et moins (soit 1 115 868 enfants) étaient allaités
au sein ou l’avaient déjà été.
Selon les experts, la durée optimale de l’allaitement maternel
est de six mois ou plus.18 Parmi les enfants
nourris au sein, l’allaitement a duré 12 semaines ou moins
dans 32,5 % des cas, de trois à six mois dans 33,4 % des cas et
sept mois ou plus dans 34 % des cas.
L’allaitement maternel est légèrement plus fréquent
chez les enfants vivant dans les régions urbaines que chez ceux
vivant en milieu rural. En 1998-1999, 80,8 % des enfants âgés
de trois ans et moins vivant en milieu urbain avaient été
ou étaient allaités au sein comparativement à 72,8
% des enfants en milieu rural.
Environ un jeune enfant sur dix souffre d’asthme

L’asthme, un trouble inflammatoire chronique
des voies respiratoires, est l’un des états chroniques les
plus répandus au Canada. Le diagnostic de l’asthme chez les
enfants d’âge préscolaire n’est pas rare.19
L’asthme peut entraver le développement de l’enfant
et, dans les cas graves, il peut restreindre les activités de l’enfant.
En 1998-1999, 9,9 % des jeunes enfants (soit 213 648
enfants) avaient déjà souffert d’asthme diagnostiqué
par un spécialiste de la santé. Il s’agit là
d’une hausse de 1,6 % par rapport à la proportion d’enfants
chez qui l’asthme avait été diagnostiqué en
1994-1995.
Figure 10: Prévalence des cas
d’asthme diagnostiqués chez les jeunes enfants, Canada, 1998-1999

D
Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les
jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

Parmi les enfants souffrant d’asthme, 12,3 % (soit 26 410 enfants)
ont indiqué que ces troubles respiratoires limitaient les activités
auxquelles ils pouvaient participer.
Par ailleurs, la proportion d’enfants souffrant d’asthme
est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural.
En 1998-1999, 10,2 % des enfants vivant en milieu urbain avaient déjà
souffert d’asthme diagnostiqué par un spécialiste
de la santé comparativement à 8,0 % des enfants vivant dans
les régions rurales.
Les jeunes enfants sont-ils en sécurité?
Il est important que nos enfants se sentent protégés et
en sécurité. « Pour s’épanouir, l’enfant
a besoin d’un milieu familial sûr, sans violence, à
l’abri de toute forme de victimisation. » 20
La section suivante présente certaines données provisoires
sur la sécurité et la protection des jeunes enfants au Canada.
Les jeunes enfants au Canada sont relativement à
l’abri des blessures

Figure 11: Hospitalisations à
la suite de blessures, enfants âgés de cinq ans et moins,
Canada, exercice financier 1999-2000

D
Source : Institut canadien d’information sur la santé, Hôpital;
Base de données sur la morbidité, 1999.

Au cours de l’exercice financier 1999-2000,
la majorité des enfants hospitalisés à la suite d’une
blessure avaient fait une chute ou souffraient d’un autre genre
de traumatisme involontaire, par exemple d’un empoisonnement, de
coupures ou de brûlures accidentels. En général, les
garçons sont plus susceptibles que les filles d’être
traités à l’hôpital pour une blessure.
Selon les données de 1998-1999,21
environ 60 % des blessures d’enfants âgés de cinq ans
et moins qui se sont présentés à l’urgence
d’un hôpital sont survenues à la maison. À mesure
que les enfants vieillissent, les lieux où se produisent les blessures
se diversifient22 – puisque les enfants
tendent de plus en plus à se livrer à des activités
à l’extérieur du foyer.
Les blessures comptent parmi les causes de décès chez les
enfants. C’est pourquoi on s’intéresse davantage à
la prévention des traumatismes chez les enfants depuis quelques
années. En 1999, 9,6 % de tous les décès
chez les jeunes enfants résultaient d’une blessure. Cependant,
les traumatismes sont une cause de décès plus importante
chez les enfants âgés d’un an à cinq ans (51
%) que chez les enfants de moins d’un an (2,1 %). Les accidents
de la route et les agressions constituent les principales causes de décès
à la suite de blessures chez les enfants âgés de cinq
ans et moins.
| Sécurité
et protection des jeunes enfants
L’un des moyens permettant aux Canadiens d’assurer
la sécurité des jeunes enfants consiste à les
protéger des mauvais traitements, qu’il s’agisse
de violence ou de négligence.
En 1998, on estimait à 48 790 le nombre d’enquêtes
sur les cas de mauvais traitements infligés à des
enfants âgés de cinq ans et moins au Canada. De ce
nombre, environ 20 476 cas (42 %) ont été corroborés,
10 817 (22 %) restaient des cas présumés et 17 497
(36 %) n’ont pas été corroborés. Soixante-trois
pour cent de l’ensemble des enquêtes relatives à
la violence sexuelle se rapportaient à des filles et 37 %,
à des garçons. Dans les autres catégories de
mauvais traitements à l’égard des enfants, notamment
la violence physique, la négligence et la violence psychologique,
plus de la moitié des enquêtes se rapportaient à
des garçons. 23
Des travaux sont présentement en cours dans le cadre du
cycle II de l’Étude canadienne sur l’incidence
des signalements de cas de violence et de négligence envers
les enfants.
|
Comment les jeunes enfants canadiens se développent-ils?
Il importe de comprendre comment les enfants se développent tant
sur le plan affectif et cognitif que sur le plan physique. Dans bien des
cas, les troubles affectifs et comportementaux qui se manifestent d’abord
dans l’enfance peuvent entraîner des problèmes connexes
tout au long de la vie.24 L’ELNEJ constitue
un outil précieux de collecte de données sur l’état
affectif et le comportement des enfants puisque cette enquête comporte
des mesures du comportement prosocial, de l’hyperactivité
et du déficit de l’attention, des troubles affectifs et de
l’anxiété ainsi que du comportement agressif. L’ELNEJ
évalue également le développement moteur et social
de l’enfant de même que ses aptitudes langagières.
| Mesure du développement moteur
et social dans l’Enquête longitudinale nationale sur
les enfants et les jeunes
L’ELNEJ utilise une échelle fondée sur une
série de 15 questions qui mesurent diverses dimensions du
développement moteur et social des jeunes enfants âgés
de trois ans et moins. Dans ce modèle, les questions servant
à recueillir les données sur le développement
moteur et social sont adaptées à l’âge
de l’enfant. La personne la mieux informée au sujet
de l’enfant répond aux questions. Les données
reflètent donc l’évaluation parentale du développement
moteur et social de l’enfant plutôt qu’un diagnostic
professionnel.
Les réponses à ces questions sont intégrées
à une échelle normalisée qui fixe à
100 le score moyen de la population, l’écart-type étant
de 15. Ce score normalisé prend en considération l’âge
de l’enfant et permet de comparer les groupes d’âge
les uns par rapport aux autres. Sur cette échelle, on considère
que les enfants ayant obtenu un score variant de 85 à 115
ont un développement moyen. Les enfants ayant obtenu un score
inférieur à 85 manifestent des signes de retard du
développement, tandis que ceux qui ont obtenu un score supérieur
à 115 manifestent des signes de développement avancé.
|
89 % des enfants n’accusent pas de retard
du développement moteur et social

Figure 12: Répartition des enfants
âgés de trois ans et moins selon
le score obtenu sur l’échelle de développement moteur
et social, Canada, 1998-1999

D
Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les
jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

En 1998-99, 89 % des enfants âgés de trois ans et moins
(soit 1 202 059 enfants) enregistraient un niveau moyen ou avancé
de développement moteur et social.
Les enfants affichant des niveaux inférieurs de développement
moteur et social tendent à éprouver plus de difficultés
que les autres enfants de leur âge dans certaines activités
telles que ramper et marcher sans aide ou se promener en tricycle. Ces
enfants sont en outre moins susceptibles de pouvoir exprimer clairement
leurs besoins et leurs désirs. Plus de filles que de garçons
se retrouvent au nombre des enfants (11,0 %) accusant un retard du développement
moteur et social.
| Mesure du comportement
dans l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants
et les jeunes
Le présent rapport examine quatre mesures du comportement
tirées de l’ELNEJ : troubles affectifs et anxiété,
hyperactivité, agressivité physique et troubles comportementaux,
comportement prosocial. Pour chaque mesure, on pose une série
de questions et on classe les réponses sur une échelle
de manière à obtenir une meilleure représentation
des différents types de comportement. La personne la mieux
informée au sujet de l’enfant répond aux questions.
Les données reflètent donc l’évaluation
parentale du comportement de l’enfant plutôt qu’un
diagnostic professionnel. Voici des exemples des genres de comportement
associés à chacune des mesures.
Troubles affectifs – anxiété : sentiments
d’anxiété, de nervosité ou de dépression
(l’enfant pleure souvent, est triste ou malheureux).
Hyperactivité : se caractérise par de l’agitation,
de l’impatience, un manque de concentration et une incapacité
d’attendre son tour.
Agressivité physique – troubles comportementaux
: l’enfant se bagarre, se montre menaçant ou manifeste
de l’agressivité physique.
Comportement prosocial : l’enfant fait preuve de
compassion et se porte volontaire pour aider autrui.
Pour dépister les troubles du comportement, on a défini
des seuils (ou des points de référence) pour chacun
de ces comportements en prenant le score le plus près du
90e percentile de chacune des échelles. Les données
indiquées représentent la proportion d’enfants
manifestant des signes de difficultés pour chacun des comportements
décrits.
|
La majorité des enfants ne présentent
pas de signes de troubles du comportement

Figure 13: Pourcentage
des jeunes enfants manifestant des signes de troubles du comportement,
Canada, 1998-1999

D
Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les
jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

Les enfants souffrant de troubles affectifs ou d’anxiété
semblent plus souvent malheureux, déprimés ou nerveux que
les autres enfants. En 1998-1999, 86,2 % des enfants
âgés de deux à cinq ans ne montraient pas de signes
associés à des troubles affectifs ou à l’anxiété.
Les enfants qui semblent agités ou hyperactifs et qui ont tendance
à ne pas tenir en place ou à relâcher leur concentration
rapidement présentent des signes associés à l’hyperactivité
et au déficit de l’attention. En 1998-1999, 87,8
% des enfants âgés de deux à cinq ans ne
manifestaient pas de signes d’hyperactivité ou de déficit
de l’attention.
Les enfants qui sont enclins à se bagarrer, à être
agressifs physiquement (coups de pied, morsures) ou à détruire
des objets présentent des signes associés à l’agressivité
physique et aux troubles comportementaux. En 1998-1999, 86,5 %
des enfants âgés de deux à cinq ans ne présentaient
pas de signes d’agressivité physique ou de troubles comportementaux.
Parmi les enfants souffrant de troubles comportementaux, les garçons
affichent des niveaux systématiquement plus élevés
de troubles affectifs et d’anxiété, d’hyperactivité
et de déficit de l’attention, d’agressivité
physique et de troubles comportementaux que les filles. L’écart
le plus important est observé dans le domaine de l’agressivité
physique et des troubles comportementaux, 16,6 % des garçons manifestant
ce type de comportement de façon marquée, contre 10,2 %
des filles.
Le comportement prosocial sert, lui aussi, à évaluer le
comportement de l’enfant. Un enfant qui se montre serviable, réconfortant
ou qui fait preuve de compassion à l’égard des autres
manifeste des signes de comportement prosocial. En 1998-1999, 89,9
% des enfants âgés de deux à cinq ans affichaient
un niveau moyen ou élevé de comportement prosocial. Les
filles sont plus susceptibles que les garçons d’enregistrer
des niveaux élevés de comportement prosocial (91,8 % et
87,8 % respectivement).
La majorité des enfants montrent des aptitudes
à comprendre le vocabulaire

Figure 14: Répartition
des enfants de quatre et cinq ans selon le score obtenu au test EVIP-R,
Canada, 1998-1999

D
Source : Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les
jeunes, Cycle 3 (1998-1999)

En 1998-1999, plus de 84,1 % de l’ensemble des
enfants de quatre et cinq ans (soit 83 123 enfants) affichaient un niveau
moyen ou avancé de développement verbal. De ce nombre, 13,3
% avaient un niveau avancé de développement verbal. Ces
enfants sont plus susceptibles de réaliser des activités
telles que les associations libres (association de mots à l’image
appropriée), qui constituent un bon indicateur des aptitudes ultérieures
à lire et à apprendre.
En 1998-1999, les garçons étaient plus susceptibles que
les filles d’accuser un retard du développement verbal (16,5
% et 15,3 % respectivement), mais se montraient également plus
enclins à enregistrer un développement verbal avancé
(14,1 % contre 12,5 %).
| Mesure des aptitudes langagières
et du vocabulaire compris dans l’Enquête longitudinale
nationale sur les enfants et les jeunes
Le test Échelle vocabulaire en image Peabody-Révisé
(EVIP-R) est un outil d’évaluation directe permettant
de mesurer le vocabulaire compris par les enfants de quatre et cinq
ans. L’intervieweur fait directement passer le test à
l’enfant, en français ou en anglais, après avoir
obtenu le consentement des parents.
À la lumière des résultats du test, on a établi
une échelle normalisée sur laquelle le score moyen
de la population est fixé à 100, l’écart-type
étant de 15. Le score normalisé tient compte de l’âge
de l’enfant et permet les comparaisons entre les groupes d’âge.
Sur cette échelle, on considère que les enfants ayant
obtenu un score variant de 85 à 115 ont un développement
verbal moyen. Les enfants ayant obtenu un score inférieur
à 85 accusent un retard du développement verbal, tandis
que ceux qui ont obtenu un score supérieur à 115 manifestent
un développement verbal avancé.
|
| Faits saillants Au Canada, en 1998-1999, les
jeunes enfants âgés de cinq ans et moins se développaient
bien.
- 81,3 % avaient un poids-santé à la naissance.
- 92,7 % sont nés à terme.
- Le Canada continuait d’afficher l’incidence la
plus faible de rougeole et d’hemophilus influenzae B de
son histoire.
- Le taux de mortalité infantile au Canada se chiffrait
à 5,3 pour 1 000 naissances vivantes.
- 79,9 % des enfants âgés de trois ans et moins
étaient allaités au sein ou l’avaient été
antérieurement.
- Un jeune enfant sur 10 souffrait d’asthme (cas diagnostiqués
par des spécialistes de la santé).
- La majorité des blessures de jeunes enfants traités
à l’hôpital étaient attribuables à
des chutes, des coupures ou des brûlures accidentelles.
- 9,6 % de tous les décès chez les jeunes enfants
résultaient d'une blessure.
- 89 % des enfants âgés de trois ans et moins montraient
des signes de développement moteur et social moyen ou avancé.
- 86,2 % des enfants âgés de deux à cinq
ans ne manifestaient pas de signes de troubles affectifs ou d’anxiété.
- 87,8 % des enfants âgés de deux à cinq
ans ne manifestaient pas de signes d’hyperactivité
ou de déficit de l’attention.
- 86,5 % des enfants âgés de deux à cinq
ans ne manifestaient pas de signes d’agressivité
physique ou de troubles comportementaux.
- 89,9 % des enfants âgés de deux à cinq
ans avaient un comportement prosocial de niveau moyen ou élevé.
- 84,1% des enfants âgés de quatre et cinq ans affichaient
un niveau moyen ou élevé de développement
verbal.
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