6 - Services aux enfants et aux familles des Premières nations et d’autres groupes autochtones

Image d'une famille

Le développement de la petite enfance chez les Autochtones est une priorité au Canada. Dans l’Entente sur le développement de la petite enfance, les gouvernements se sont engagés à « [travailler] en collaboration avec les Autochtones du Canada en vue de trouver des solutions pratiques aux problèmes de développement des jeunes enfants autochtones ».

Le gouvernement du Canada assume des responsabilités directes à l’égard des Premières nations et des Inuits. Il fournit un éventail de programmes et de services sociaux et de santé à ces enfants et à leur famille. Ces programmes et services sont administrés à la fois par les collectivités et dans le cadre d’ententes entre les organisations autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux. Le gouvernement du Canada offre également divers programmes novateurs destinés aux enfants et aux familles à risque, dont certains visent les enfants autochtones vulnérables.

Le présent chapitre traite des services réservés aux enfants des Premières nations et d’autres groupes autochtones. Deux programmes qui ne sont pas abordés dans ce chapitre, le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) et l’Initiative du syndrome d’alcoolisme fœtal et des effets de l’alcool sur le fœtus (SAF/EAF), comportent aussi des volets visant spécialement les enfants et les familles vivant dans les réserves. En outre, le PCNP et l’Initiative SAF/EAF offrent des services aux enfants et aux familles autochtones, métis et inuits qui vivent à l’extérieur des réserves. Ces programmes sont présentés au chapitre 2, car ils s’attachent surtout à la promotion de la grossesse, de la naissance et de la petite enfance en santé. Notons également que le Programme d’action communautaire pour les enfants, présenté au chapitre 3, accorde une attention particulière aux enfants métis et inuits ainsi qu’aux enfants des Premières nations qui vivent à l’extérieur des réserves.

 

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Coup d’œil sur les activités 1

Santé Canada

Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques
Le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones (PAPA) est un programme de développement de la petite enfance s’adressant aux enfants et aux familles des Premières nations, inuits et métis qui vivent dans les centres urbains et les grandes collectivités du Nord. Il s’agit surtout d’un programme préscolaire qui prépare les enfants autochtones à l’école en répondant à leurs besoins spirituels, affectifs, intellectuels et physiques. Le programme se fonde aussi sur la collaboration avec les parents afin de satisfaire, à la maison, les besoins des enfants en matière de développement.

Pour de plus amples renseignements : www.hc-sc.gc.ca/ahs

Grandir ensemble
Grandir ensemble aide les collectivités des Premières nations et inuites à élaborer des modèles communautaires de services de santé. Bien que ce programme s’adresse tout particulièrement aux enfants des Premières nations et inuits, on reconnaît qu’il est impossible de séparer les besoins de ces enfants de ceux de leur famille et de leur collectivité.

Pour de plus amples renseignements, s’adresser par courriel à : enfant@hwcweb.hc-sc.gc.ca

Programme d’aide préscolaire aux Premières nations2
En 1998-1999, on a élargi le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones de manière à englober les collectivités des Premières nations. Il s’agit d’un programme d’intervention précoce destiné aux enfants (de 0 à 6 ans) des Premières nations vivant dans les réserves ainsi qu’à leur famille. Il vise à préparer ces enfants à l’école en répondant à leurs besoins affectifs, sociaux, nutritionnels, psychologiques et de santé.

Pour de plus amples renseignements : www.hc-sc.gc.ca/fnihb/cp

Développement des ressources humaines Canada

Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations
L’Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations continue de donner aux collectivités des Premières nations et inuites un meilleur accès à des services de garde d’enfants abordables et de qualité, pour que les enfants de ces collectivités puissent bénéficier d’un niveau de services comparable à celui offert aux autres enfants canadiens. L’Initiative, qui constitue l’une des composantes de la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones, est mise en œuvre sous l’égide des parties à l’Entente sur le développement des ressources humaines autochtones.

Pour de plus amples renseignements : www.hrdc-drhc.gc.ca/aro, cliquer sur la rubrique « Service de garde »

Affaires indiennes et du Nord Canada

Programme de garde d’enfants – Alberta
Le gouvernement du Canada a conclu avec les Premières nations de l’Alberta un accord financier afin de subventionner directement des places en garderie dans les réserves. Les fonds doivent servir à fournir des services de développement de la petite enfance et des services d’apprentissage comparables à ceux qu’offre le gouvernement provincial aux personnes vivant à l’extérieur des réserves.

Pour de plus amples renseignements, s’adresser par courriel à : lesenfants@ainc.gc.ca

Programme de garde d’enfants – Ontario*
Le gouvernement du Canada a conclu avec le gouvernement de l’Ontario un accord financier afin de subventionner des services de garde d’enfants dans les réserves. Les fonds doivent servir à fournir des services de développement de la petite enfance et des services d’apprentissage comparables à ceux qu’offre le gouvernement provincial aux personnes vivant à l’extérieur des réserves.

Pour de plus amples renseignements, s’adresser par courriel à : Élesenfants@ainc.gc.ca

Education préscolaire (pré-maternelle et maternelle)*
Le programme d’éducation préscolaire d’Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) a pour objet d’assurer aux élèves des Premières nations, résidant normalement dans les réserves, l’accès à des services d’éducation préscolaire qui se comparent sensiblement aux services offerts par leur province ou territoire de résidence. AINC affecte des fonds aux écoles administrées par les Premières nations et aux écoles fédérales, au remboursement des frais payés par les élèves des réserves qui fréquentent des écoles provinciales, à la prestation de services de soutien aux élèves, tels que les services de transport, de counseling, de logement et d’éducation de l’enfance en difficulté.

Pour de plus amples renseignements, s’adresser par courriel à : lesenfants@ainc.gc.ca

Services d’aide préscolaire aux enfants et aux familles des Premières nations – Nouveau-Brunswick3 *
Les principaux objectifs du programme Services d’aide préscolaire aux enfants et aux familles des Premières nations – Nouveau-Brunswick sont de maintenir la cohésion de la famille, d’aider les enfants qui souffrent de carences sur le plan physique, affectif, social ou éducatif, ainsi que de soutenir les enfants et de les protéger des milieux nuisibles. Ce programme, qui s’adresse aux enfants de moins de 6 ans, offre des soins aux enfants et des services aux parents, en centre ou à domicile.

Pour de plus amples renseignements, s’adresser par courriel à : lesenfants@ainc.gc.ca

Réinvestissement de la Prestation nationale pour enfants chez les Premières nations

La Prestation nationale pour enfants (PNE) ajoute de nouveaux fonds fédéraux aux ressources de réinvestissement des gouvernements provinciaux, territoriaux et des Premières nations. Grâce à la Prestation fiscale canadienne pour enfants, le gouvernement fédéral a accru son soutien du revenu pour les familles à faible revenu de tout le Canada. De leur côté, les gouvernements provinciaux et territoriaux de même que les Premières nations ajustent les prestations sociales versées aux parents d’un montant équivalant à l’augmentation fédérale. Les fonds ainsi dégagés sont ensuite « réinvestis » dans des programmes communautaires à l’intention des familles à faible revenu. À l’instar des gouvernements provinciaux et territoriaux, les Premières nations qui fournissent une assistance sociale peuvent ainsi réinvestir les sommes libérées par ces ajustements dans les programmes et services adaptés à leurs besoins et priorités, tout en respectant les objectifs de la PNE.

Pour de plus amples renseignements : www.nationalchildbenefit.ca

Santé Canada – Quoi de neuf?

Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques

Évaluation
En 2001, le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones (PAPA) a fait l’objet d’une importante évaluation – l’Enquête d’évaluation nationale du processus et de l’administration du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones 2001. Il s’agissait de la troisième enquête nationale annuelle sur le processus et l’administration du PAPA dont l’objectif est de fournir des données complètes, exactes et descriptives sur le programme. L’enquête a permis de recueillir des renseignements statistiques et démographiques sur les centres participant au programme, ainsi que des données sur les caractéristiques du personnel et des participants, sur les finances et la prestation du programme. L’enquête a mis en lumière les besoins et les défis du programme. Cent douze des cent quatorze centres ont pris part à l’enquête par questionnaire : des représentants des parrains, des parents ainsi que le personnel du PAPA ont rempli ce questionnaire. Un sommaire des résultats a paru récemment dans la publication intitulée Le Programme et les participants 2001.

En 2002-2003, on effectuera une évaluation des retombées du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones. Dans le cadre de cette évaluation, on suivra les participants pendant deux ans et on cernera les effets de la participation au programme sur les enfants, les familles et les collectivités.


Programme d’aide préscolaire aux Premières nations

Améliorations apportées au programme
Le Programme d’aide préscolaire aux Premières nations (PAPPN) continue de répondre aux besoins particuliers des enfants et des familles des Premières nations grâce au financement qu’il accorde à 168 projets desservant 306 collectivités au Canada.

Évaluation
En 2001-2002, le Programme d’aide préscolaire aux Premières nations a fait l’objet d’une enquête sur le processus visant à évaluer la mise en œuvre du programme. L’enquête a en outre permis de recueillir des données de base pour une étude d’impact visant à définir des résultats mesurables aux fins de comparaisons futures. La collecte des données, réalisée en 2001-2002, s’est fondée sur des questionnaires, les observations sur le terrain d’évaluateurs des Premières nations, l’examen des dossiers et des entrevues menées à l’échelle nationale et régionale. On prévoit publier un rapport résumant les données à l’automne 2002. Dans ce processus, 24 évaluateurs sur le terrain ont été formés à l’administration de l’enquête communautaire, ce qui a favorisé le développement des capacités dans les collectivités des Premières nations.

« Le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones a eu des retombées positives pour Derrick et moi; il nous a éclairés et encouragés. Mieux comprendre l’importance d’un bon départ dans la vie est une étape marquante pour nos enfants. J’espère sincèrement que ce programme se poursuivra parce qu’il est bénéfique à notre collectivité et à nos enfants. Ça ne fait pas de doute. Mahsi Cho! [Merci beaucoup!] »

Parent-participant, Programme d’aide préscolaire aux
Autochtones, Fort Providence, T. N.-O.

 

Selon l’Enquête d’évaluation nationale du processus et de l’administration du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones 2001

  • 38 % des enfants inscrits au PAPA vivent dans des collectivités éloignées ou isolées.
  • 84 % des projets du PAPA prennent en charge au moins un enfant ayant des besoins spéciaux; la majorité des cas diagnostiqués par un professionnel se rapportent à des troubles de la parole ou du langage.
  • On enseigne 29 langues autochtones distinctes dans les classes du PAPA.
  • Les centres du PAPA emploient un effectif de 707 personnes : 90 % des employés à temps plein sont autochtones.
  • 47 % des employés qui travaillent directement avec les enfants sont des éducateurs de la petite enfance qualifiés.
  • 85 % des projets ont un conseil des parents qui donne à ceux-ci et aux membres de la collectivité voix au chapitre pour ce qui est de la conception, de la mise en œuvre et de la gestion des projets locaux.

Source : Enquête d’évaluation nationale du processus et de
l’administration du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones
2001. (Santé Canada)

 
« J’attendais avec impatience les jours où nous devions aller au centre... Mon petit-fils aime vraiment y aller; il est maintenant plus sociable. Ça l’a aidé à régler ses problèmes d’élocution, à jouer avec les autres et à partager... » (Grand-mère de la Saskatchewan, Programme d’aide préscolaire aux Premières nations)


 
« Le Programme d’aide préscolaire a eu de bons effets sur la collectivité... Il a encouragé enfants et parents à participer à l’apprentissage d’un mode de vie sain fondé sur nos traditions autochtones... » (Manitoba, Programme d’aide préscolaire aux Premières nations)

Développement des ressources humaines Canada – Quoi de neuf?

Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations

Améliorations apportées au programme
En 2001-2002, l’Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations a encore dépassé son objectif initial de 6 000 places en garderie; elle a, en effet, directement subventionné 7 000 places dans 389 collectivités inuites et des Premières nations partout au pays. L’Initiative s’adresse aux enfants de 0 à 12 ans et accorde la priorité aux enfants de moins de 6 ans.

De nombreuses collectivités bénéficient à la fois du Programme de garde d’enfants à l’intention des Premières nations et des Inuits et du Programme d’aide préscolaire aux Premières nations ou du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques, ce qui offre des possibilités intéressantes de coordination. À titre d’exemple, ces divers programmes mettent souvent en commun le matériel de terrain de jeux ainsi que les fonds destinés à l’achat de jouets et de jeux, et coordonnent les initiatives de perfectionnement du personnel. En 2001-2002, Développement des ressources humaines Canada (DRHC) a tenu des conférences qui ont donné aux intervenants des services de garde et des programmes d’aide préscolaire l’occasion de se rencontrer et de partager des pratiques exemplaires. De plus, le personnel de l’Initiative a assisté à des ateliers de formation sur le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques et le Programme d’aide préscolaire aux Premières nations. Aux conférences comme dans les ateliers de formation, DRHC a organisé des séances de facilitation afin de permettre aux intervenants du PAPA et de l’Initiative de se rencontrer et de discuter de leurs réussites et défis.

L’engagement des collectivités à l’égard du programme de garde d’enfants s’est affermi au fil des ans. La participation accrue des parents s’est traduite par une hausse de la fréquentation, l’amélioration des compétences parentales et une plus grande sensibilisation au développement de la petite enfance. Les programmes de garde d’enfants à l’intention des Premières nations et des Inuits ont réussi à rallier les aînés des collectivités et bénéficient de leur appui pour enseigner aux enfants les rudiments du langage.

Dans la mesure où l’Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations offre, toute l’année, des services de garde de qualité à temps plein, des milliers de parents autochtones peuvent entreprendre des activités de formation ou professionnelles, ce qui favorise un développement économique et social de ces collectivités respectant l’équilibre entre les sexes.

Évaluation
Les centres de garde des Premières nations et inuits doivent relever plusieurs défis. En 2001-2002, les centres ont participé à une enquête d’évaluation visant à cerner ces défis. Cette évaluation sert dans les discussions menées avec les intervenants dans le but de trouver des solutions. Bien qu’on n’ait pas encore terminé l’analyse, les résultats préliminaires mettent en lumière les forces actuelles et les secteurs auxquels il conviendrait de porter une attention particulière (voir l’encadré).

 

Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations : observations de 100 centres

  • 66 % des collectivités dotées de garderies bénéficient également du Programme d’aide préscolaire aux Premières nations ou du Programme d’aide préscolaire aux Autochtones, et 48 % des centres qui bénéficient à la fois de l’Initiative et des programmes d’aide préscolaire ont soit des locaux communs ou sont en régime de cogestion.
  • 58 % des collectivités se sont dotées de mesures d’urgence qui permettent aux parents de laisser temporairement leurs enfants à la garderie même si ceux-ci n’y sont pas inscrits.
  • 47 % des centres ont accès à des services professionnels d’évaluation des enfants ayant des besoins spéciaux.
  • 37 % des centres peuvent s’occuper, dans une certaine mesure, d’enfants ayant des besoins spéciaux.
  • 74 % des centres ont accès, dans une certaine mesure, à des programmes de formation du personnel.
  • 78 % affectent des fonds à la formation.
  • 87 % des centres déclarent que les heures d’ouverture sont adéquates.
  • 66 % des centres ont de longues listes d’attente.

Source : Enquête sur les garderies – Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations, 2002. (Bureau des relations avec les Autochtones, Développement des ressources humaines Canada)

 

Affaires indiennes et du Nord Canada – Quoi de neuf?


Programme de garde d’enfants – Alberta

Correction 4
En 1992, le gouvernement du Canada et le gouvernement de l’Alberta ont signé une entente sur le financement et l’administration des services sociaux, entente précisant que le gouvernement fédéral financera tous les services sociaux offerts dans les réserves en Alberta. Par conséquent, Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) a assuré le financement des places en garderie dans les réserves qui, au moment de la conclusion de l’entente, relevait du gouvernement de l’Alberta. AINC continue d’assumer le financement direct de ces services aux Premières nations; toutefois, la responsabilité de l’approbation et du contrôle des services de garde incombe au gouvernement de l’Alberta.

Cette initiative vise à offrir des services d’apprentissage et de développement de la petite enfance comparables à ceux qu’offre le gouvernement provincial à la population non autochtone. Depuis 1995, le financement de nouvelles places en garderie dans les réserves fait partie du mandat de l’Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations, décrite précédemment dans ce chapitre.


Réinvestissement de la Prestation nationale pour enfants chez les Premières nations

Évaluation
La Prestation nationale pour enfants (PNE) ajoute de nouveaux fonds fédéraux aux ressources de réinvestissement des gouvernements provinciaux, territoriaux et des Premières nations. Les Premières nations continuent d’administrer le volet de réinvestissement de la PNE dans 600 de leurs collectivités partout au Canada. Par ailleurs, les programmes de réinvestissement de la PNE chez les Premières nations continuent de s’appliquer dans les cinq grands secteurs suivants : garderies; nutrition de l’enfant; développement de la petite enfance; programmes d’emploi et de formation; mise en valeur des collectivités.

Il est prioritaire de mesurer l’incidence de la PNE dans les collectivités des Premières nations. Le suivi des progrès comporte deux volets. Premièrement, on a entrepris un processus d’auto-évaluation fondé sur des ateliers régionaux et un atelier national annuel. Deuxièmement, on a effectué en 2001-2002 l’Évaluation provisoire de la Prestation nationale pour enfants dans les Premières nations. Il s’agit d’une démarche conjointe des Premières nations et d’Affaires indiennes et du Nord Canada qui s’est appuyée sur un échantillon d’une dizaine de collectivités des Premières nations de toutes les régions du pays. Les résultats seront disponibles d’ici la fin de 2002. Ce processus permet d’évaluer la mise en œuvre du volet de réinvestissement de la PNE dans les collectivités des Premières nations, la satisfaction des principaux participants à l’égard de l’initiative, et les résultats à court terme. Il s’articule autour de trois grands thèmes : la souplesse dont disposent les Premières nations; au chapitre de la mise en œuvre; la prise en charge du programme par les Premières nations et l’importance de la reddition de comptes. (Des renseignements plus détaillés se trouvent dans la publication intitulée La Prestation nationale pour enfants – Rapport d’étape 2001, que l’on peut consulter sur le site Web suivant : www.nationalchildbenefit.ca).

Principales observations du rapport à paraître Évaluation provisoire de la Prestation nationale pour enfants dans les Premières nations

  • Les principaux objectifs de la PNE sont pertinents. Toutes les personnes clés interviewées appuient le premier objectif qui consiste à réduire le degré de la pauvreté des enfants et à prévenir ce phénomène.
  • La satisfaction des besoins régionaux et locaux par les réinvestissements dans le cadre de la PNE est une caractéristique importante de cette initiative.
  • Les priorités des familles à faible revenu et du personnel de première ligne sont de fournir une aide et des services directs et immédiats aux enfants et aux familles.
  • Les programmes de réinvestissement de la PNE qui établissent des liens avec d’autres programmes ayant des objectifs similaires devraient servir de modèles de mise en œuvre efficace.
  • Dans l’ensemble, la mise en œuvre du réinvestissement de la PNE chez les Premières nations est efficace, et ces programmes ont contribué de façon appréciable et utile au bien-être des enfants des collectivités des Premières nations.

Source : La Prestation nationale pour enfants – Rapport d’étape 2001

 

1. Note : Ce tableau donne un aperçu de la plupart des services qu’offre le gouvernement du Canada aux jeunes enfants et aux familles des Premières nations et d’autres groupes autochtones. Une description détaillée du mandat, des buts et des objectifs de ces activités se trouve dans le document intitulé Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance : Rapport sur les activités et dépenses du gouvernement du Canada pour 2000-2001, que l’on peut consulter sur le site Web suivant : www.unionsociale.gc.ca/ecd/.
2. On peut également désigner le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones (PAPA) par les appellations Programme d’aide préscolaire aux Premières nations et Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques pour préciser les rôles distincts de ces deux volets.
* Cette activité n’a pas subi de modifications suffisamment importantes pour qu’on en fasse état en 2001-2002. Elle n’est donc pas décrite dans la section « Quoi de neuf? » du présent chapitre. Cependant, des renseignements quantitatifs à jour pour 2001-2002 sont présentés dans le tableau à la fin du chapitre.
3. Appelé « Aide préscolaire aux Autochtones – Nouveau-Brunswick » dans le document intitulé Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance : Rapport sur les activités et dépenses du gouvernement du Canada pour 2000-2001.
4. Dans le document intitulé Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance : Rapport sur les activités et dépenses du gouvernement du Canada pour 2000-2001, la description du programme de garde d’enfants de l’Alberta comportait des renseignements erronés qui ont été corrigés ci-dessus.

Le tableau ci-dessous présente les chiffres révisés relatifs aux activités d’Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) au cours de l’exercice 2000-2001. Les chiffres révisés d’AINC pour l’exercice 1999-2000 sont présentés dans un tableau distinct à la fin du chapitre. Ces chiffres remplacent les données publiées initialement dans le document intitulé Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance : Rapport sur les activités et dépenses du gouvernement du Canada pour 2000-2001.

Services aux enfants et aux familles des Premières nations et d’autres groupes autochtones

Tableau des activités et des dépenses

 

Groupes touchés par les activités

Dépenses visant les enfants de moins de 6 ans

 

Nombre

 

Activités/lieux

Enfants de moins de

6 ans

Familles

 

2000-2001

2001-2002

2000-2001

2001-2002

2000-2001

2001-2002

2000-2001

2001-2002

Santé Canada

               

Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques

114

114

3 200

3 500

S. O.

S. O.

22 500 000 $

22 500 000 $

Grandir ensemble

Toutes les collectivités des Premières nations et inuites du Canada

45 000 [1]

S. O.

S. O.

S. O.

20 000 000 $

18 300 000 $ [2]

Programme d’aide préscolaire aux Premières nations

306 [3]

306 [4]

7 700

7 700

S. O.

S. O.

25 000 000 $

25 000 000 $

Développement des ressources humaines Canada

               

Initiative visant la garde d’enfants chez les Inuits et les Premières nations

389

389

> 7 000

> 7 000

S. O.

S. O.

41 000 000 $ [5]

41 000 000 $ [6]

Affaires indiennes et du Nord Canada

               

Programme de garde d’enfants – Alberta

17

17

1 046

1 052

S. O.

S. O.

2 665 000 $

2 665 000 $

Programme de garde d’enfants – Ontario

67 programmes [7]

57 Premières nations [8]

2 097 [9]

3 243 [10]

S. O.

S. O.

12 177 000 $

13 407 000 $

Éducation préscolaire (pré-maternelle et maternelle)

384

387

13 793

13 409

S. O.

S. O.

33 055 000 $ [11]

32 388 000 $

Services d’aide préscolaire aux enfants et aux familles des Premières nations – Nouveau-Brunswick [12]

15

15

S. O.

S. O.

S. O.

S. O.

1 544 000 $ [13]

1 466 000 $

Réinvestissement de la Prestation nationale pour enfants chez les Premières nations [14]

600

600

42 580

54 025

S. O.

S. O.

4 080 000 $ [15]

4 466 000 $ [16]

Dépenses totales

 

162 021 000 $

161 192 000 $

Services aux enfants et aux familles des Premières nations et d’autres groupes autochtones

Tableau révisé des activités et des dépenses d’Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) 1999-2000

 

Groupes touchés par les activités

Dépenses visant les enfants de moins de 6 ans

 

Nombre

 
 

Activités/lieux

Enfants de moins de 6 ans

 

Programme de garde d’enfants - Alberta

17

1 404

2 665 000 $

Programme de garde d’enfants - Ontario

66

S. O.

12 176 000 $

Éducation préscolaire (pré-maternelle et maternelle)

382 écoles [17]

14 006 élèves

33 292 000 $ [18]

Services d’aide préscolaire aux enfants et aux familles des Premières nations – Nouveau-Brunswick [19]

15

S. O.

1 515 000 $ [20]

Réinvestissement de la Prestation nationale pour enfants chez les Premières nations

600

42 580 [21]

2 502 000 $ [22]



[1] Estimation. Les chiffres réels ne sont pas recueillis.

[2] Certaines collectivités des Premières nations administrent elles-mêmes leurs services de santé et ne fournissent plus de renseignements dans le cadre de Grandir ensemble. Bien que les fonds consacrés à Grandir ensemble semblent diminuer, les collectivités ou les programmes ne subissent pas réellement de pertes de financement. Les chiffres sont simplement présentés différemment.

[3] Le Programme d’aide préscolaire aux Premières nations finance actuellement 168 projets desservant 306 collectivités.

[4] Le Programme d’aide préscolaire aux Premières nations finance actuellement 168 projets desservant 306 collectivités.

[5] Ce montant représente les dépenses relatives aux enfants de 12 ans et moins, mais ces dépenses s’appliquent principalement aux enfants de moins de 6 ans.

[6] Ce montant représente les dépenses relatives aux enfants de 12 ans et moins, mais ces dépenses s’appliquent principalement aux enfants de moins de 6 ans.

[7] En 2000-2001, le bureau régional de l’Ontario d’AINC a recueilli et présenté les données de ce programme selon le nombre de programmes offerts dans les collectivités.

[8] En 2001-2002, le bureau régional de l’Ontario d’AINC a commencé à recueillir et à présenter les données de ce programme selon le nombre de Premières nations offrant des services de garde d’enfants dans leurs collectivités. Une même collectivité des Premières nations peut offrir plus d’un programme de garde.

[9] Le bureau régional de l’Ontario d’AINC a recueilli et présenté des données selon le nombre de places subventionnées en garderie.

[10] Le bureau régional de l’Ontario d’AINC a recueilli et présenté des données selon le nombre d’enfants desservis. Cette façon de procéder est attribuable à la modification des exigences provinciales en matière de reddition de comptes pour le programme de garde d’enfants de l’Ontario.

[11] Ce montant représente les dépenses calculées par personne (les subventions des pré-maternelles et des maternelles s’appliquent à la demi-journée).

[12] Appelé « Programme d’aide préscolaire aux Autochtones du Nouveau-Brunswick » dans le document intitulé Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance : Rapport sur les activités et dépenses du gouvernement du Canada pour 2000-2001.

[13] Ce montant est calculé en fonction de la population inscrite de 0 à 6 ans vivant dans les réserves. Les enfants qui ont besoin de services ne sont pas exclus s’ils ne sont pas inscrits ou si leurs besoins se prolongent au-delà de leur sixième anniversaire.

[14] Les chiffres se rapportant au nombre d’enfants touchés correspondent au nombre total d’enfants de moins de 6 ans vivant dans les réserves. Grâce à la souplesse qui caractérise la PNE, les Premières nations peuvent choisir les genres de programmes à mettre en œuvre dans cinq grands domaines : garde d’enfants, nutrition de l’enfant, développement de la petite enfance, emploi et formation, et autre (culture ou loisirs). Par conséquent, compte tenu des priorités définies par les collectivités, il se peut que les jeunes enfants vivant dans les réserves n’aient pas tous accès à des programmes de développement de la petite enfance par l’intermédiaire de la PNE.

[15] Ce montant comprend les réinvestissements de la PNE affectés par les Premières nations aux services de garde d’enfants (617 000 $) et aux programmes de développement de la petite enfance (3 463 000 $) en 2000-2001.

[16] Projection estimative des réinvestissements affectés par les Premières nations aux services de garde et aux programmes de développement de la petite enfance, fondée sur la proportion des fonds totaux de réinvestissement consacrés à ces deux domaines en 2000-2001.

[17] Ce chiffre couvre 375 écoles des Premières nations et 7 écoles fédérales pour un total de 382 écoles.

[18] Ce montant représente les dépenses calculées par personne (les subventions des pré-maternelles et des maternelles s’appliquent à la demi-journée).

[19] Appelé « Programme d’aide préscolaire aux Autochtones du Nouveau-Brunswick » dans le document intitulé Entente fédérale-provinciale-territoriale sur le développement de la petite enfance : Rapport sur les activités et dépenses du gouvernement du Canada pour 2000-2001.

[20] Ce montant est calculé en fonction de la population inscrite de 0 à 6 ans vivant dans les réserves. Les enfants qui ont besoin de services ne sont pas exclus s’ils ne sont pas inscrits ou si leurs besoins se prolongent au-delà de leur sixième anniversaire.

[21] Nombre total d’enfants de moins de 6 ans vivant dans les réserves. Grâce à la souplesse qui caractérise la PNE, les Premières nations peuvent choisir les genres de programmes à mettre en œuvre dans cinq grands domaines : garde d’enfants, nutrition de l’enfant, développement de la petite enfance, emploi et formation, et autre (culture ou loisirs). Par conséquent, compte tenu des priorités définies par les collectivités, il se peut que les jeunes enfants vivant dans les réserves n’aient pas tous accès à des programmes de développement de la petite enfance par l’intermédiaire de la PNE.

[22] Ce montant comprend les réinvestissements de la PNE affectés par les Premières nations aux services de garde d’enfants (584 000 $) et aux programmes de développement de la petite enfance (1 918 000 $).

 

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